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Saïd Sadi accable le pouvoir

«Je n'ai pas abandonné la politique. Même si je me suis retiré de la présidence du parti, je continue à faire le travail de militant. Je ne reviens pas à la tête du RCD. Personne ne m'a chassé du parti. Je suis parti en mon âme et conscience.». «Dans la vie politique, il faut donner des exemples. On ne doit pas dénoncer la confiscation d'un pouvoir politique et rester à la présidence d'un parti.» L'ex-président du RCD a souligné que la solution au malheur algérien est extérieure à un régime qui est dans l'impasse. Le système algérien est inéligible à l'organisation de la cité. Bouteflika a adopté le modèle syrien, mais la formule est inopérante aujourd'hui. Il est, d'ailleurs, en train d'exposer l'Algérie à des risques sérieux au point de fragiliser le pays et de stériliser la nation. L'échec algérien est exemplaire.» Il y a une crise politique terrible dans le pays», a martelé Saïd Sadi, hier, lors d'une conférence animée à Yakouren, dans la wilaya de Tizi Ouzou, à l'occasion de la clôture des travaux de l'université d'été des jeunes du RCD. Dans le même contexte, l'ancien président du RCD a souligné que «la solution au malheur algérien est extérieure» à un régime qui est dans l'impasse. Pour lui, les décideurs sont convaincus qu'ils doivent toujours garder le pouvoir pour se protéger. Mais, estime le conférencier, aucun pouvoir illégitime ne peut durer contre la volonté du peuple. Saïd Sadi a déclaré aussi qu'il existe des similitudes évidentes entre le pouvoir actuel et le régime colonial. Et pour étayer ses propos, il cite, à titre d'exemple, la manière de confisquer le pouvoir. «Aujourd'hui, il y a la révolution numérique qui a bouleversé les chose et le régime ne peut contrôler la Toile. Même le DRS a surdimensionné des processus archaïques», a-t-il fait remarquer avant de souligner que le régime continue dans «sa politique de tribalisme». L'orateur a ensuite précisé que «le RCD représente les rares catégories qui refusent d'être la clientèle du système». Interrogé sur la prochaine élection présidentielle, Saïd Sadi a estimé que l'heure n'est pas propice, aujourd'hui, pour évoquer la participation ou non au prochain scrutin, mais, a-t-il insisté, le débat doit se focaliser essentiellement sur les conditions dans lesquelles se dérouleront ces joutes électorales. «Pour l'heure, on doit arriver à l'élimination d'un certain nombre d'obstructions pour parler de candidature», a-t-il expliqué.  Par ailleurs, évoquant son retrait de la présidence de son parti, M. Sadi dira : «Je n'ai pas abandonné la politique. Même si je me suis retiré de la présidence du parti, je continue à faire le travail de militant. Je ne reviens pas à la tête du RCD. Personne ne m'a chassé du parti. Je suis parti en mon âme et conscience.» Et d'ajouter : «Dans la vie politique, il faut donner des exemples. On ne doit pas dénoncer la confiscation d'un pouvoir politique et rester à la présidence d'un parti.» Par ailleurs, le conférencier a exhorté les participants à l'université de la jeunesse du RCD à s'inspirer des messages de la Proclamation de Novembre 1954 et la Plateforme de la Soummam pour mettre fin à la paralysie de l'espérance afin de provoquer une rupture avec le système politique en place. «Les artisans de la Proclamation de Novembre et de la Plateforme de la Soummam savaient qu'ils ne pouvaient pas compter sur les Arabo-islamistes. D'ailleurs, les principales étapes de ces deux événements parlent aujourd'hui», a-t-il affirmé avant de poursuivre : «Les actuels décideurs algériens sont dangereux. Ils ont manipulé l'histoire et trahi la mémoire. L'Algérie de Novembre et de la Soummam est l'inverse de ce que nous vivons aujourd'hui. Il faut un nouvel élan générationnel, car la liberté, elle ne se donne pas, elle s'arrache et elle se protège», a-t-il préconisé. Et de rappeler à l'assistance que la commune de Yakouren, où s'est tenue l'université d'été du RCD, avait abrité les assises du MCB, après la sortie de prison des détenus d'avril 1980. «En avril 1980, nous nous sommes rassemblés ici, à Yakouren après notre sortie de prison. Nous avons ébranlé le parti unique, alors que nous n'avions ni argent ni internet. Maintenant, vous devez assurer la continuité et vous devez vous battre, car c'est l'heure de la jeunesse», a déclaré également l'ancien président du RCD, qui a souligné, par ailleurs, que son intervention d'hier, à Yakouren était programmée depuis six mois à la demande des jeunes organisateurs de l'université d'été du parti.

El Watan

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La rédaction

Said Sadi :

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