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Kadhafi promet «les plus jolies filles» aux résistants de Bani Walid

En Libye, la guerre entre les insurgés sous la direction du Conseil national de transition (CNT) et les résistants des forces pro-Kadhafi fait toujours rage. La zone de Bani Walid, en plein désert, à quelques kilomètres de Syrte, est en proie depuis la fin du mois d'août 2011 à d'intenses combats de rue. Simultanément, la propagande sonore de Mouammar Kadhafi perdure.

Le site de la chaîne qatarie Al Jazeera rapportait lundi 12 septembre que l’ex-dirigeant libyen aurait émis un message sur une station de radio de Bani Walid acquise à sa cause, dans lequel il promettait aux habitants «les plus jolies filles» de la ville, en guise de récompense s’ils parvenaient à résister aux assauts des rebelles.

Déjà connu pour ses dérives sexistes, le colonel s’illustre une fois de plus par son mépris total de la gent féminine. Au mois de juin déjà, on apprenait que Kadhafi encourageait ses soldats à consommer des stimulants sexuels (de type Viagra) afin de violer les populations civiles.

En outre, ce dernier s’entourait de gardes du corps surnommées les «Amazones», des jeunes femmes vierges ayant fait serment de chasteté et qui, apprenait-on fin août, subissaient quotidiennement des abus sexuels de la part de Kadhafi et de ses collaborateurs.

Enfin, parmi les découvertes faites dans les bastions du dictateur, une salle d'examen dans laquelle trônait une table gynécologique prévue, selon les rumeurs, pour procéder à des avortements clandestins.  

Bien loin de ces appels à la résistance, les habitants de Bani Walid à majorité Warfallah, la tribu à laquelle appartient Mouammar Kadhafi, et qui fuient notamment vers la Tunisie, s’inquiètent de la tournure des événements:

«À Bani Wallid on a toujours été des gens très fiers, généreux, humbles, dignes. Sous ce drapeau [qu’arborent les rebelles] du roi Idris, nous étions obligés de baiser les pieds du roi avant de pouvoir lui adresser un seul mot. Nous sommes revenus à ces temps-là», confiait l’une des habitantes à Lizzie Phelan, journaliste envoyée sur place.

Lu sur Al Jazeera, Cameroonvoice