mis à jour le

Les sénateurs critiques envers les robes noires

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a poussé, hier, un grand «ouf» après la tenue, la veille, du Conseil des ministres sous la houlette du président de la République. Présidant, au Conseil de la nation, une séance plénière consacrée à l'examen et au débat du projet de loi portant organisation de la profession d'avocat, le deuxième homme de l'Etat s'est félicité du retour de Bouteflika sur la scène politique. Un retour qui consacre, selon ses dires, la stabilité du pays, notamment avec la «libération» d'un nombre important de textes de loi. Les clignotants, semblait dire Bensalah, étaient au rouge et la sortie du premier magistrat du pays est un signe rassurant. «Bouteflika a libéré beaucoup de textes de loi. Chose qui permettra au pays et à ses institutions d'être opérationnels et dynamiques», note M. Bensalah qui confirme, par ses propos, l'inertie dans laquelle se trouvait le pays. Abordant l'ordre du jour de cette séance et avant d'ouvrir le débat autour de ce projet de loi, M. Bensalah a invité les sénateurs à axer leurs interventions sur le contenu du texte juridique et d'éviter de s'attarder sur «les formules de remerciements». Seulement en prenant la parole, la plupart des intervenants n'ont pas manqué de louer les mérites du chef de l'Etat et de féliciter Tayeb Louh pour sa nomination au poste de garde des Sceaux ! S'agissant du contenu du projet de loi, les sénateurs ont emboîté le pas aux députés qui ont, lors de la précédente session parlementaire, critiqué certains articles jugés ambigus et considérés comme un déni d'indépendance de la défense et des droits des justiciables. L'intervention la plus poignante était celle de la moudjahida, Zohra Guerrab. Celle-ci regrette qu'aujourd'hui, le métier d'avocat ne diffère nullement de celui d'un commerçant. «Certains avocats exploitent la détresse des citoyens pour s'enrichir. L'Etat devait intervenir pour mettre fin à ces pratiques et nous pensons que ce texte est le bienvenu, puisqu'il encadre et organise la profession d'avocat», note l'intervenante avant de s'interroger sur les motifs poussant l'avocat à chercher une aide de l'Etat alors qu'il exerce une profession libérale. Des sénateurs ont posé la problème des honoraires et l'éventualité de mettre un seuil. «Les tarifs appliqués par certains avocats ne répondent à aucune logique et ce texte de loi ne fait aucunement référence au recours à un seuil afin de protéger le citoyen», explique M. Hasni du RND. Dans ses réponses aux interrogations des sénateurs, le ministre, fraîchement nommé à ce poste, s'est contenté de généralités. Il annoncera dans la foulée la mise en place de plusieurs ateliers qui traiteront entre autres de l'épineux problème de la détention préventive, la nécessité de revoir le code de commerce qui est dépassé par les événements. Un autre atelier sera consacré au projet du code de procédure pénale.   

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

critiques

AFP

Elections municipales au Mali: fin de campagne sur fond de critiques

Elections municipales au Mali: fin de campagne sur fond de critiques

AFP

Afrique du Sud: Zuma sous le feu des critiques après son revers devant la justice

Afrique du Sud: Zuma sous le feu des critiques après son revers devant la justice

AFP

Libye: les critiques d'Obama contre Cameron et Sarkozy

Libye: les critiques d'Obama contre Cameron et Sarkozy

noires

AFP

Les deux boîtes noires de l'Airbus d'EgyptAir retrouvées

Les deux boîtes noires de l'Airbus d'EgyptAir retrouvées

AFP

Avion accidenté au Soudan du Sud: les boîtes noires retrouvées

Avion accidenté au Soudan du Sud: les boîtes noires retrouvées

AFP

Tchad: les années noires de l'ère Habré en procès "historique"

Tchad: les années noires de l'ère Habré en procès "historique"