mis à jour le

Prison al-Adba, Tripoli, le 26 mai 2012. REUTERS/Ismail Zitouny
Prison al-Adba, Tripoli, le 26 mai 2012. REUTERS/Ismail Zitouny

Des prisonniers aux mains des milices libyennes

Des milliers de personnes sont détenues dans des centres de détention administrés par des milices.

Près de deux ans après la chute du guide Mouammar Kadhafi, l'Etat libyen n'est pas totalement maître du pays. Toutes les milices formées entre février 2011 et octobre 2013 n'ont pas déposé les armes. Certaines contrôlent même des prisons dans lesquelles croupiraient des milliers de Libyens, rapporte le site Irin, d'après un rapport des Nations unies présenté au Conseil de sécurité début septembre.

Le rapport estime qu'environ 8.000 personnes sont détenues pour des infractions liées au conflit. Si une partie d'entre elles se trouve dans des établissements pénitenciers relevant de l'autorité du ministère de la Justice, les autres demeurent entre les mains de brigades armés qui agissent indépendamment de l'Etat libyen. Cette situation est jugée préoccupante par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon:

«Je suis vivement préoccupé par la lenteur et l'insuffisance des progrès s'agissant du transfert vers l'État des personnes qui sont sous la garde des brigades armées.»

Les Nations unies ont pris connaissance de preuves indiquant qu'au moins 10 détenus sont morts sous la torture et que personne n'a eu à répondre de ces actes. Les abus n'ont pas seulement eu cours dans les établissements non étatiques. Les actes de torture se poursuivent dans les centres de détention gérés par l'Etat libyen, dénoncent plusieurs organisations présentes sur le terrain.

«Nous sommes toujours dans une situation de révolution, plaide le ministre libyen de la Justice M. Marghani. Voyez le nombre d'armes qui circulent. Dans ce contexte, les contrôles sont forcément limités.»

Plusieurs procureurs et juges ont été agressés, un juge de haut rang assassiné devant le palais de Justice de Derna (Cyrénaïque), le 16 juin dernier, et les tribunaux de Syrte et de Benghazi ont été la cible d'attentats le 24 et  28 juillet 2013,  énumère le rapport des Nations-unies.

A l'impasse sécuritaire s'ajoute le blocage constitutionnel qui paralyse le bon fonctionnement du gouvernement libyen. Les discussions sur l'élaboration de la Constitution patinent, ce qui n'arrange pas Tripoli dans ses négociations avec les grandes tribus.

Lu sur IRIN

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Des forces spéciales américaines combattent toujours les djihadistes au Mali  Les orphelinats africains ferment en masse et c'est une bonne nouvelle  La mort mystérieuse de l'ambassadeur russe au Soudan 

Libye

AFP

Migrants: une ONG allemande reprend ses opérations au large de la Libye

Migrants: une ONG allemande reprend ses opérations au large de la Libye

AFP

Guinée: 132 migrants rapatriés de Libye par l’OIM

Guinée: 132 migrants rapatriés de Libye par l’OIM

AFP

La crise en Libye affecte la lutte contre le trafic d'êtres humains

La crise en Libye affecte la lutte contre le trafic d'êtres humains

prisonniers

AFP

Évasion de 20 prisonniers en Afrique du Sud

Évasion de 20 prisonniers en Afrique du Sud

AFP

En Afrique du Sud, des prisonniers "politiques" en attente de pardon

En Afrique du Sud, des prisonniers "politiques" en attente de pardon

AFP

L'ONU appelle le gouvernement éthiopien

L'ONU appelle le gouvernement éthiopien

ONU

AFP

Le Kenya se retire de la force ONU au Soudan du Sud

Le Kenya se retire de la force ONU au Soudan du Sud

Wanted

Le Malawi cherche à savoir où est son président, disparu depuis quelques jours

Le Malawi cherche à savoir où est son président, disparu depuis quelques jours

Géopolitique

Les opérations de maintien de la paix, une arme pour les autocrates africains

Les opérations de maintien de la paix, une arme pour les autocrates africains