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Appel

La Coalition des associations de victimes des années 1990 (CFDA), Djazaïrouna, Somoud et SOS Disparus exigent l'abrogation de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. A l'occasion du 8e anniversaire de ce texte, adopté par référendum le 29 septembre 2005, les organisations en question ont tenté d'organiser, hier, un rassemblement devant le ministère de la Justice. Une action qui a été empêchée par la police. «Les militants des différentes organisations ayant répondu à l'appel de la coalition ont été molestés par les policiers. Une vingtaine de personnes ont été interpellées et conduites aux divers commissariats, avant d'être relâchées en début d'après-midi», déclare Hacène Ferhati, porte-parole de SOS Disparus. L'action d'hier, explique-t-il, a été initiée pour rappeler aux autorités que «cette charte n'a rien apporté en matière de réconciliation». Dans un communiqué rendu public, les organisations en question exigent carrément l'abrogation de cette loi «faisant obstacle à la réconciliation nationale». «Présentée comme la seule solution pour un retour à la paix après dix ans de conflit qui ont ravagé le pays, cette charte représente l'aboutissement tragique d'un climat d'impunité qui a graduellement ravagé l'histoire de notre pays», lit-on dans ce document. Dans ce sens, la coalition réaffirme son opposition à ce texte «qui prône l'oubli et légalise l'impunité, méprisant ainsi les attentes et besoins du peuple algérien et bafouant le droit des victimes à obtenir vérité et justice». Les signataires du communiqué relèvent également que les dispositions de cette charte sont contraires aux normes internationales protectrices des droits de l'homme. Selon eux, cela impose au gouvernement algérien de se mettre en conformité avec le droit international. «Comme rappelé à maintes reprises par le Comité des droits de l'homme des Nations unies, l'Algérie a l'obligation de poursuivre, juger et punir les responsables des violations commises. A ce jour, force est de constater que les efforts de l'Algérie dans ce sens ont consisté à tirer un trait amnésique sur des milliers de tragédies individuelles. Nous affirmons à cet égard le droit de tous les citoyens algériens d'établir la vérité sur les causes de la violence qui a sévi depuis 1988 et la responsabilité politique des acteurs cette violence», ajoute-t-on dans le même communiqué. Les familles des victimes des années 1990 estiment que la charte dite pour la paix et la réconciliation nationale ne peut pas être la fondation d'une transition vers une paix solide et durable.  

El Watan

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