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Insurrection de 1963 : La réhabilitation des martyrs se fait attendre

  «À l'aube de l'indépendance, des hommes, qui ont passé toute la période de la guerre tapis derrière les frontières (dirigés par le colonel Houari Boumediene, ndlr), au Maroc et en Tunisie, en Libye et en Egypte, ont commis un coup d'Etat contre la révolution. A la tête d'une armé de 35 000 ou 40 000 hommes, cette poignée d'officiers est entrée au pays pour tirer les marrons du feu au mépris de tous ceux qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes leurs vies, leurs biens, pour qu'enfin l'Algérie vive libre et indépendante», écrit Abdelhafidh Yaha, ancien officier de l'ALN et cofondateur du parti le Front des forces socialistes (FFS) dans la revue Passerelle, pour un dossier consacré entre autre à la période de l'insurrection de 1963-1965 menée par le FFS contre le régime du tandem Ben Bella-Boumediene.   Un passage qui résume la principale motivation qui a conduit les hommes de Hocine Ait Ahmed à (re) prendre les armes  contre la spoliation de l'indépendance. Crée le 29 septembre 1963, le parti du Front des forces socialistes (FFS) s'est engagé dans une guérilla contre le clan d'Oudjda. Pour cause ; la confiscation de l'indépendance de l'Algérie dont les signes non trompeurs ayant commencé avec la crise de l'été 1962, qui a mis aux prises deux clans, celui du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et l'armée des frontières du clan dit d'Oudjda, dirigée par le colonel Houari Boumediene. Les militaires avaient pris le dessus, écartant des maquisards de première heure. Autres prémices de cette volonté de l'armée des frontière de s'accaparer le pouvoir sans partage et cultiver un système despotique, le dépouillement de la commission chargée par l'Assemblée nationale constituante (ANC) de préparer le projet de la première constitution de l'Algérie indépendante de ces prérogatives.   Le choix de l'option insurrectionnelle Un projet qui verra le jour quelques mois plus tard dans une salle de cinéma à Alger.  Aussitôt crée, le FFS sera taxé de «force séparatiste» et réprimé par le régime de Ben Bella. Le pouvoir ne veut pas d'opposition dans le pays, s'entêtant à instaurer un régime totalitaire. Son bras armée, qui n'est d'autre l'institution militaire chapeautée par Houari Boumediene opéra assassinats et exactions dans les rangs des maquisards en Kabylie. La résistance avait fait alors plus de 484 morts et des milliers d'arrestations, selon Belhoues Ouali, ancien de 1963. Ben Bella qui désapprouve la stratégie de  son chef d'Etat Major dans son entreprise de l'anéantissement de cette force d'opposition qui est le FFS, décida d'engager des négociations à l'étranger, avec les hommes de Hocine Ait Ahmed, avant de parvenir à un accord. Un accord scellé entre le FLN et le FFS sur le principe du pluralisme politique entre autre, la reconnaissance du FFS, qui a été torpillé peu après par Boumediene, suite au coup d'Etat du 19 juin 1965 contre Ahmed Ben Bella.   Qu'on est-il de la réhabilitation des martyrs de 1963 ? Alors premier secrétaire de la formation de Hocine Ait Ahmed,  Ali Laskri, avait appelé solennellement lors du 49èm anniversaire de la création du FFS, à la reconnaissance des 484 martyrs de la démocratie qui se sont élevés contre la spoliation de l'indépendance entre 1963 et 1965. Au niveau institutionnel, aucune avancée n'a été enregistrée. Pour Belhoues Ouali, responsable de la section d'Ath Yenni lors de l'insurrection : « Nous, qui avons survécu à cette période, nous continuons de  revendiquer la réhabilitation morale et matérielle de nos camarades tombés au   champ d'honneur entre 1963-1965. Le projet de loi est sur le bureau de l'APN, nous attendons  que nos martyrs soient reconnus pour avoir donné  leur vie pour la démocratie et contre la dictature ».          

El Watan

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