mis à jour le

Aujourd'hui qu'Aït Ahmed s'est retiré de la présidence du parti, le FFS semble amorcer une nouvelle étape de sa vie de formation politique. «C'est en quelque sorte un nouveau parti qui est en train de naître, pas en termes de valeurs, il a toujours la même ligne politique, mais sans aucun doute il y aura des moments où le parti sera obligé d'adopter des positions et des stratégies et il ne sera pas là. Si l'Hocine est une garantie formidable pour les militants de s'aguerrir et d'apprendre le métier, c'est aussi un formidable professeur. Il y a une école FFS mais le coach principal c'est lui, il est irremplaçable. Cette appréhension de son absence, on la vit depuis des années», estime Rachid Halet. Interrogé sur les accusations des observateurs contre le FFS d'avoir changé de ligne politique, M. Halet répond que «les gens qui ont introduit le doute, dont d'anciens membres du parti, veulent bien faire croire à cela, car politiquement ça les arrange. Pour oser dire cela, il faut au moins avoir des critères de base. Je vous renvoie à la déclaration de Hocine Aït Ahmed sur la conférence nationale d'évaluation, où il a attiré l'attention sur une menace sur l'unité et la cohésion nationales et que l'absence de gouvernants légitimes est le facteur principal de l'instabilité du pays. C'est de là qu'est partie l'essence de notre participation tactique aux dernières législatives. La stratégie actuelle a été adoptée il y a déjà deux ans. Cette stratégie est en totale cohérence avec une participation tactique et nos positions, mais les gens ne cherchent pas vraiment à comprendre. Dans le texte envoyé à la conférence, Aït Ahmed disait que le boycott n'est pas une fin en soi. Nous avons annoncé que la participation était liée au contexte régional, à ce qui se passe en Libye, en Egypte, au Mali ou au Mont Chaambi, qui n'est pas une fiction. La pression étrangère agit là où l'Etat a été faible, non pas le pouvoir. Au FFS, on distingue entre l'Etat et le pouvoir. Deuxième raison de la participation : la remobilisation du parti et il est indéniable que les résultats sont là et sont bien visibles mais on n'en parle pas dans les journaux. Nous avons resocialiser le parti. Quant au troisième point, il s'agit de la remobilisation de la société, et nous y travaillons». Le premier secrétaire du FFS, Ahmed Betatache, estime lui aussi que «le parti est aujourd'hui présent sur le territoire national, nous avons des fédérations très actives à Oran, Oum El Bouaghi (Constantine). A Tamanrasset, c'est notre tête de liste qui a pu faire cesser le conflit entre les Barabiches et les Touareg. Nous avons organisé une université d'été avec 48 wilayas représentées. De grands pas ont été accomplis, il faut tout de même le souligner». Dans sa déclaration de boycott de l'ouverture de la session parlementaire actuelle, le groupe parlementaire du FFS a noté que «la participation du parti aux élections législatives de mai 2012 était dictée par le contexte régional instable. Elle visait à remobiliser le parti et la société mais aussi à consolider l'Etat algérien et en aucune façon le régime». Et de préciser que «lors de leur entrée au Parlement, les députés et les sénateurs du FFS ont insisté sur la nécessité de sortir du statu quo tant au niveau du pays qu'à l'intérieur des assemblées. Ceci impliquait de nouvelles règles de fonctionnement et l'abandon de la dictature d'une majorité supposée». Et de rappeler l'appel du dernier congrès du parti pour une refondation d'un consensus national : «Aujourd'hui, la situation de notre pays est préoccupante. Les différents pouvoirs ne fonctionnent pas normalement. Les pressions sécuritaires à ses frontières se renforcent. Pour faire face au danger immédiat et construire ensemble l'avenir, il est de l'intérêt national de ne pas se résoudre à une transition réglée dans la continuité du régime actuel et de s'atteler à la reconstruction d'un consensus national pour une alternative démocratique. Ce consensus s'articulerait fondamentalement sur l'Etat de droit.» Rachid Halet affirme : «Le parti est né d'une réalité politique de sacrifices et d'une histoire, on refuse d'être placés dans l'urgence.»

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

mème

AFP

Ghana: briguer la présidence de l'Etat, même en fauteuil roulant

Ghana: briguer la présidence de l'Etat, même en fauteuil roulant

AFP

Soudan du Sud: l'accord de paix doit avancer, même sans Riek Machar

Soudan du Sud: l'accord de paix doit avancer, même sans Riek Machar

AFP

Côte d'Ivoire: un incendie tue six membres d'une même famille

Côte d'Ivoire: un incendie tue six membres d'une même famille