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Ces maladies qui perturbent les écoliers

Les associations de parents d'élèves tirent la sonnette d'alarme. Plusieurs maladies risquent de perturber le bon déroulement de la scolarité de milliers d'élèves faute de prise en charge à temps. L'Association nationale des parents d'élèves dresse une liste des maladies qui touchent de nombreux élèves et ne sont pas «sérieusement suivies» par les unités de dépistage et de suivi (UDS). Il s'agit, selon Ahmed Khaled, président de cette association, de plusieurs maladies, dont l'infestation par les poux, la gale, l'énurésie (qui touche 1,39% des élèves), la scoliose et l'anémie (qui touche 1,6 million d'élèves). L'Association des parents d'élèves estime à 1,9 million le nombre d'élèves qui font face au problème de sous-alimentation. Les cas d'anémie relevés doivent interpeller les pouvoirs publics et le ministère de la Santé en particulier. 3,55% des élèves ont des dysfonctionnements de la vue, une «myopie» dans la plupart des cas, selon les représentants des parents d'élèves qui se réfèrent aux rapports des associations, durant l'année scolaire 2012-2013, qui ont détecté 147 622 enfants myopes. «Le drame avec ces élèves c'est que la CNAS prend en charge le coût des lunettes uniquement pour les parents bénéficiaires de ses prestations. Pour les enfants dont les parents sont inactifs ou ne sont pas assurés sociaux, il faut compter sur les cotisations des associations de parents d'élèves. Dans plusieurs cas, l'élève reste sans prise en charge avec des risques de complication», explique Khaled Ahmed. Autre maladie perturbant les élèves : les caries dentaires qui touchent 60% des enfants. La santé scolaire est un aspect qui n'est pas «assez bien pris en charge», selon l'association précitée. «Ce sont les UDS qui se montrent défaillantes dans leur travail de dépistage et de suivi. Les rondes effectuées par ces équipes ne sont pas organisées dans le cadre d'un suivi de maladies dépistées. Si une maladie contagieuse est décelée, il n'y a pas de suivi et de sensibilisation impliquant les autres parties comme les parents d'élèves», explique Khaled Ahmed, qui plaide pour la révision du statut des UDS en les mettant sous tutelle du ministère de l'Education nationale. Les UDS souffrent d'un manque d'effectif criant rendant leur tâche difficile et incontrôlable par les chefs d'établissement. Selon l'Association nationale des parents d'élèves, à la rentrée, on disposait de 1262 UDS dotées de 1539 médecins généralistes, 1329 dentistes et 1067 psychologues. C'est loin de couvrir les effectifs d'élèves dispersés à travers le territoire national. «Ajouter à cela le manque de moyens matériels. Les établissements scolaires ne sont pas dotés d'ambulance et souvent, les chefs d'établissement n'ont pas les prérogatives pour faire évacuer un blessé. Les responsables sont contraints d'attendre les secours et vu l'état des services des urgences souvent dépassés, ce sont les élèves qui sont pénalisés», regrette le président de cette association.  

El Watan

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