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Le statut régissant la corporation a consacré une «discrimination insoutenable» entre les professeurs du technique et leurs collègues du secondaire.  Un arrêt de travail d'une heure a été observé, hier, dans les établissements du secondaire en   soutien à l'appel lancé par l'Association nationale des professeurs de l'enseignement technique. La revendication principale de ces enseignants est «la réparation de l'injustice commise par la tutelle concernant le statut des enseignants issus des lycées techniques, victimes de la politique des deux poids, deux mesures». Selon Azzeddine Bay, président de cette association, les professeurs du technique ont attendu plus d'une année dans l'espoir de voir «une réparation de cette injustice». Le statut régissant la corporation a consacré une «discrimination criante» entre les professeurs du technique et leurs collègues du secondaire, qui sont pourtant soumis aux mêmes engagements et aux mêmes contraintes. L'arrêt de travail d'une heure a été «une réussite», selon les initiateurs de cette action qui se félicitent d'ailleurs de la mobilisation des autres syndicats autonomes autour de «notre cause». Les professeurs du technique ont entrepris plusieurs démarches pour se faire justice, en vain. «Nous ne comprenons pas pourquoi le ministère ne fait rien, bien que notre dossier ait été remis à travers le Snapest au ministre, Abdelatif Baba Ahmed, en décembre 2012. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que les responsables excellent dans le louvoiement au lieu d'apporter des solutions définitives à nos revendications. Nous ne demandons que l'application des décisions de la tutelle concernant les professeurs du technique.» Les enseignants de ce segment, «qui errent après la suppression de la majeure partie des lycées techniques, comme le souligne M. Bay, réclament une titularisation dans leurs postes respectifs avec le grade relevant de la catégorie 13 comme les PES (professeurs du secondaire)». Selon l'association, il y a une véritable aberration de la part de la tutelle qui a balayé du revers de la main tous les efforts de ces enseignants qui ont assumé les mêmes missions que celles des PES et qui sont jetés actuellement aux oubliettes. «Ce sont ces lycées qui ont formé la main-d'½uvre qualifiée, techniciens et ingénieurs des entreprises économiques.» «Actuellement, nous assumons la fonction d'un PES, tout en restant dans la catégorie 11 au lieu de 13 qui convient à ce statut», résume le président de l'association. Il explique que «cette action est le premier pas dans la lutte pour nos droits. Nous essayerons de mobiliser tous les autres enseignants et les rallier à notre cause.» A souligner que le Cnapest, le CLA, le SNTE, l'Unpef et le Snapest ont tous soutenu l'action des professeurs du technique et ont introduit leurs revendications dans leurs plateformes respectives. Le Cnapest, pour rappel, a menacé de recourir à la grève dans quelques jours, tout en incluant la régularisation de la situation des professeurs du technique dans sa plateforme de doléances.

El Watan

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