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Les explications des aviculteurs

Les prix de la viande blanches ont viré au rouge ces derniers temps malgré la détaxation des aliments et les différentes aides indirectes aux aviculteurs. Les prix des viandes blanches sont hors de portée depuis quelques semaines. Au niveau de certains étals de la capitale, le prix du poulet a atteint 500 DA/kg il y a quelques jours. Dans la plupart des boucheries visitées, le poulet est à 400 DA/kg, plus ou moins quelques dinars. La dinde est affichée, elle aussi, à des prix exorbitants. Malgré la reconduction de la suppression des taxes sur les aliments utilisés par les aviculteurs, le consommateur algérien n'a pas accès à cette source principale de protéines pour une majeure partie des foyers à revenus moyens, la viande rouge étant hors de leur portée. L'Algérien devrait-il songer à se passer de poulet et se mettre à la recherche d'une autre source de protéines ? Les prix de la volaille ont commencé à flamber, comme El Watan l'a rapporté à plusieurs reprises, au mois de Ramadhan dernier (juillet) avec des prix se situant autour de 380 DA/kg. Depuis la fin du mois sacré, les prix des viandes blanches ont gardé leur tendance haussière, devenant quasi inaccessibles. Certains volaillers la boudent même, craignant qu'elle ne termine à la poubelle. Selon des commerçants, la flambée des prix qui s'est installée dans la durée n'est que la conséquence de la hausse des prix des viandes rouges. La forte demande sur la viande blanche a engendré ainsi une flambée des prix, expliquent certains bouchers interrogés. L'Association nationale des aviculteurs, quant à elle donne une toute autre explication. Selon Mezouane Mokrane, président de cette association, c'est la hausse des prix des ½ufs de consommation, en mars dernier, qui a mis en péril toute la filière. Au mois de mars dernier, le poussin était vendu 5 DA. C'est-à-dire la moitié du prix d'un ½uf destiné à la consommation. Plusieurs producteurs n'ont pas hésité à vendre les ½ufs destinés à la reproduction comme étant des ½ufs de consommation, créant ainsi une rupture dans la chaîne de reproduction, explique le président de cette association. Il aura fallu plusieurs semaines pour combler ce manque et reconstituer cette chaîne, qui n'est pas tout à fait rétablie. Pendant le Ramadhan, la forte demande sur le poulet a contraint les aviculteurs à proposer un cheptel qui n'avait pas encore atteint ni l'âge ni le poids requis par les standards commerciaux. Selon M. Mezouane, une baisse des tarifs des viandes blanches sera enregistrée à la fin de ce mois grâce à l'arrivée de quantités de poulets produites ces dernières semaines. Selon notre interlocuteur, grâce à la reconduction de la suppression des taxes sur l'aliment des volailles, plusieurs opérateurs se sont fixés dans la filière, ce qui pourrait garantir son maintien. Il est utile de rappeler que la demande annuelle en viande blanche est estimée à 400 000 tonnes alors que l'offre est de 250 000 tonnes.

El Watan

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