mis à jour le

Vaste mobilisation pour le soutien des professeurs

La Coordination nationale des professeurs de l'enseignement technique organise aujourd'hui un arrêt de travail d'une heure à travers l'ensemble des lycées d'Algérie. Les enseignants issus des défunts lycées techniques réclament les mêmes droits que les PES.   La mise à mort de l'enseignement technique revient sur la scène nationale en cette rentrée scolaire. Après une année d'attente pour la reconsidération de la décision prise par le gouvernement et appliquée brutalement par le ministère de l'Education nationale, les enseignants décident d'agir ensemble pour soutenir la cause des victimes de «cette réforme mal venue» et «irréfléchie». Après un long combat en solo qui n'a abouti à rien, les professeurs de l'enseignement technique, qui se retrouvent dans des situations humiliantes et dégradantes, peuvent désormais compter sur leurs confrères de l'enseignement général pour espérer un aboutissement à leurs revendications. Comme prélude à cette «union» pour la cause des enseignants techniques, les différents syndicats du secteur annoncent leur totale adhésion à une journée de protestation et à un arrêt de travail prévus pour aujourd'hui. Cet arrêt de travail d'une heure a été annoncé par la Coordination nationale des professeurs des lycées techniques, qui cherche, à travers des moyens pacifiques, à attirer l'attention du ministère de l'Education nationale afin qu'il règle leur situation de manière définitive. «Nous avons décidé de cette action de protestation d'envergure nationale, à laquelle sont appelés à participer l'ensemble des enseignants du secteur, pour dénoncer le refus du ministère de donner suite à nos doléances», affirme Abdelhak Abada, vice-président de la Coordination nationale des professeurs de l'enseignement technique, selon lequel cette catégorie d'enseignants souffre de marginalisation et d'exclusion de toute progression légale de carrière. «Nous ne comprenons pas pourquoi le ministère ne fait rien bien que notre dossier ait été remis à travers le Snapest au ministre, Abdelatif Baba Ahmed, en décembre 2012. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que les responsables excellent dans le louvoiement au lieu d'apporter des solutions définitives à nos revendications.» Les enseignants techniques, comme le souligne M. Abada, réclament une titularisation dans leurs postes respectifs avec le grade relevant de la catégorie 13 comme les PES. La loi 315 de 2008, relative au statut de l'enseignant, était claire là-dessus, affirme notre interlocuteur, qui précise qu'au bout de 8 ans de titularisation, l'enseignant est de fait PES. «Actuellement, nous assumons la fonction d'un PES tout en restant dans la catégorie 11 au lieu de 13 qui convient à ce statut», relève non sans dépit M. Abada, qui qualifie cette situation d'«inacceptable». Pour lui, le règlement du dossier ne nécessite pas grand-chose. Il suffit juste d'appliquer la loi en intégrant ces enseignants dans la catégorie qui leur revient de droit. Cette première action de protestation se veut en effet un signal fort au ministère de l'Education afin qu'il prête l'oreille pour écouter les doléances de cette catégorie d'enseignants et prendre les mesures nécessaires pour les réhabiliter sur le plan statutaire. Des syndicats comme le CLA, le SNTE, l'Unpef et le Snapest décident en effet d'unir leurs forces pour faire aboutir ce dossier le plus tôt possible, car il y va de l'avenir de milliers d'enseignants. Ces syndicats viennent en soutien à la Coordination nationale des professeurs des lycées techniques, qui milite depuis des années pour un statut digne et équivalent à leur qualification. Après la suppression des lycées techniques, les enseignants, chefs de travaux pratiques et responsables d'ateliers et de laboratoires ont été répartis sur différents établissements. Mais leur nouveau statut ne les met pas sur un pied d'égalité que les autres enseignants.

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

mobilisation

AFP

Togo: deuxième jour de mobilisation massive contre le régime

Togo: deuxième jour de mobilisation massive contre le régime

AFP

Douze morts

Douze morts

AFP

"On n'y croit plus": en Tunisie, la difficile mobilisation des électeurs

"On n'y croit plus": en Tunisie, la difficile mobilisation des électeurs

soutien

AFP

Au Zimbabwe, manifestation de soutien

Au Zimbabwe, manifestation de soutien

AFP

Comité de soutien pour Ahmed Abba, journaliste au Cameroun emprisonné

Comité de soutien pour Ahmed Abba, journaliste au Cameroun emprisonné

AFP

La France et l'Allemagne déterminées

La France et l'Allemagne déterminées