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Un contrat a été signé, hier à Alger à huis clos, entre la Société algérienne de production de l'électricité (SPE), filiale de Sonelgaz, et General Electric (GE). Une annonce agrémentée des formules usitées en la matière et ayant pour objet la présentation des avantages induits par une nouvelle forme de coopération, intégrant la perspective d'un partenariat industriel au-delà du volet purement commercial. Hier, Sonelgaz annonçait dans un communiqué de presse qu'un contrat de 1,9 milliard de dollars a été signé entre la SPE et General Electric pour la fourniture de 24 turbines à gaz, 12 turbines à vapeur, 36 alternateurs et leurs systèmes de contrôle - commande destinée à équiper 6 nouvelles centrales électriques, d'une puissance totale de 8400 MW. Il s'agit des centrales de Naâma, Djelfa, Biskra, Khenchela, Mostaganem et Jijel, lesquelles devront entamer les opérations de génération en 2015 en cycle simple et en 2017 en cycle combiné. Cependant, la firme américaine publiait un communiqué dans lequel elle évoque trois contrats d'une valeur bien plus importante. General Electric annonce ainsi avoir signé avec Sonelgaz trois contrats pour une valeur globale de 2,7 milliards de dollars, englobant dans ses calculs les contrats signés en 2012 dans le cadre du programme d'urgence pour la fourniture d'une capacité supplémentaire destinée à faire face au pic de la demande attendu durant l'été dernier (2013). La firme précise avoir signé hier un contrat d'une valeur de 1,9 milliard de dollars qui devrait lui permettre de fournir les îlots de puissance pour les six centrales électriques à cycle combiné qui permettront d'augmenter la capacité de production électrique en Algérie de 70%. Comme l'indique le communiqué de Sonelgaz, c'est la plus importante des acquisitions de la SPE et dans l'histoire de l'électricité en Algérie, qui introduit une nouvelle démarche impliquant l'obligation pour l'adjudicataire du marché d'investir dans une usine de fabrication de turbines à gaz, à vapeur et de générateurs pour un montant de 200 millions de dollars. Il est bien entendu fait référence au fait que le contrat en question a fait l'objet, au mois de février dernier, d'un appel d'offres incluant l'engagement du soumissionnaire à investir en Algérie, et à l'issue duquel General Electric s'est vu attribuer le marché face à son concurrent Siemens, grâce à une offre moins disante. L'entreprise évoque également la livraison dans le cadre du programme d'urgence de deux installations mobiles susceptibles d'apporter 528 MW. GE parle de 24 turbines à gaz dérivées de moteurs d'avion, montées sur des remorques de poids lourds. Le montant de ce contrat se chiffre à 800 millions de dollars. Enfin, un troisième contrat porte sur la fourniture d'une unité à cycle simple d'une capacité de 370 MW pour un montant du contrat de 150 millions de dollars. S'il est vrai que l'ensemble de ces contrats permet à la firme américaine de proposer des prix bien inférieurs à ceux qu'elle avait imposés pour le marché de réalisation de la centrale électrique de Koudiat Eddraouch, et de rehausser son image de marque grâce à un investissement dans l'industrie électrique en Algérie, ils ne peuvent refléter qu'un seul constat : General Electric continue de décrocher des contrats bien juteux et de faire de bonnes affaires en Algérie, même s'il a déjà été impliqué dans un scandale de surcoûts et d'entente sur les prix ayant porté préjudice à Sonelgaz...

El Watan

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