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Swaziland: un opposant de longue date fait son entrée au parlement

Un opposant de longue date au roi du Swaziland, Jan Sithole, a fait son entrée au parlement à l'issue des législatives que la majeure partie de l'opposition avait décidé de boycotter en raison de l'interdiction des partis politiques, a-t-on appris lundi auprès de ce dernier.

Ancien syndicaliste et fer de lance de la lutte pour le multipartisme et la démocratie lorsqu'il était secrétaire général de la fédération des syndicats du Swaziland (SFTU), M. Sithole, 60 ans, préside depuis 2011 le Parti démocratique du Swaziland (Swadepa) fondé la même année.a

Il n'est pas le seul issu de sa formation à avoir été élu: "Il y en a quelques autres, mais je préfère ne pas dire combien pour l'instant car je suis le seul qui était publiquement connu comme membre de l'organisation", a-t-il indiqué joint au téléphone par l'AFP.

La législation swazie interdit de se présenter sous les couleurs d'un parti, et les candidats aux 55 sièges de députés soumis au vote des électeurs, ne pouvaient se présenter que comme simples individus, après avoir été désignés par les chefs traditionnels de leur circonscription.

M. Sithole et sa formation ont fait le choix il y a deux ans de participer aux élections. "Notre principal objectif au Parlement sera de transcrire dans la législation les droits fondamentaux accordés par la Constitution (de 2005, ndlr) comme la liberté d'expression, d'association et de réunion", a-t-il indiqué.

"Je suis optimiste, on ne peut pas partir perdant avant d'avoir commencé ni penser que ne rien faire fera changer les choses", a-t-il ajouté, balayant les accusations de ceux qui l'accusent d'être un traître.

La date à laquelle le nouveau parlement siègera, avec 80% de nouvelles têtes, n'est pas encore connue. Le roi doit encore publier le nom des dix membres que la Constitution l'autorise à choisir de façon discrétionnaire. Il doit aussi nommer la majeure partie des membres du Sénat (20),le Parlement désignant les dix autres.

Quelque 415.000 électeurs étaient appelés aux urnes vendredi pour renouveler le Parlement dans ce pays en crise économique, qui reste la dernière monarchie absolue d'Afrique.

La communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui avait déployé une centaine d'observateurs, a rendu un rapport favorable, saluant un scrutin dénué de violence, "ordonné et paisible" après une campagne menée dans "un climat politique de large tolérance et de calme".

La mission SADC a critiqué le nombre de femmes candidates en baisse, la méthode de dépouillement mais a estimé que ces problèmes n'étaient "pas de nature à affecter l'ensemble du processus", selon un communiqué.

AFP

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