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une grande plume s’en va

L'homme de lettres, Kouadri Bouali, est décédé, vendredi dernier, à l'hôpital de Chlef, à l'âge de 70 ans, des suites d'une maladie respiratoire grave. Il a été enterré au cimetière de Sidi Ameur en présence d'une foule nombreuse, composée de simples citoyens, d'hommes de culture, de professeurs  et d'étudiants de Chlef et d'autres wilayas. Tous ont tenu à lui rendre un dernier hommage en soulignant son «travail immense» accompli en matière linguistique. «C'est d'ailleurs lui qui a fait aimer la langue française à l'illustre écrivain Yasmina Khadra, alors qu'il était son professeur à l'école des cadets de la Révolution de Koléa en 1970. C'est une grande perte pour la région et le pays, car Kouadri Bouali était non seulement un homme de lettres, mais aussi un linguiste hors pair qui a essayé en vain de terminer son ½uvre colossale relative à l'étude de rapprochement des langues», indique, très ému, l'écrivain Mohamed Boudia, rencontré devant le domicile du défunt. Il nous apprend, par ailleurs, que l'écrivain Yasmina Khadra, en déplacement à l'étranger, l'a chargé de transmettre ses sincères condoléances à la famille du disparu. Le député Mohamed Hammouni, le seul responsable qui s'est rendu à son chevet à l'hôpital de Chlef, garde de lui le souvenir d'un intellectuel dévoué qui a consacré toute sa vie à la recherche et la formation en langue française, sans contrepartie ni récompense. Le défunt a exercé en qualité de professeur de français au département des langues de l'université Hassiba Benbouali de Chlef ; il  a également collaboré à plusieurs journaux et publié de nombreux ouvrages historiques et littéraires. 

El Watan

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