mis à jour le

Prise d'otage dans un centre commercial de Nairobi, au Kenya, le 23 septembre 2013. REUTERS/Thomas Mukoya
Prise d'otage dans un centre commercial de Nairobi, au Kenya, le 23 septembre 2013. REUTERS/Thomas Mukoya

Le Kenya, cible d'une attaque terroriste des shebab

Le mouvement djihadiste somalien al shebab a revendiqué l'attaque terroriste de Nairobi, samedi 21 septembre. 40 heures plus tard, le siège des forces spéciales kényanes continue.

Des hommes armés et masqués ont ouvert le feu, samedi 21 septembre, sur les clients et le personnel d'un centre commercial de luxe à Nairobi, tuant au moins 68 personnes, dont deux Françaises.

Proche du siège local des Nations unies, ce centre commercial est régulièrement cité par les sociétés de sécurité comme une cible possible de groupes liés à Al-Qaïda. Les insurgés somaliens shebab ont revendiqué dés samedi l'attaque contre le centre commercial Westgate. Selon le dernier bilan délivré par la Croix-Rouge kényane, l'attaque a fait au moins 68 morts. Une source policière citée par l'Agence France-Presse affirme que le nombre de victimes pourrait être «beaucoup, beaucoup plus élevé».

Depuis samedi, les assaillants,un commando islamiste, sont retranchés dans le centre commercial, et détiennent un nombre indéterminé d'otages. Après deux assauts ratés, les forces kényanes ont lancé, ce lundi 23 septembre, à l'aube, un nouvel assaut pour tenter de venir à bout du commando, plus de 40 heures après le début de l'attaque islamiste. Une intense fusillade et de fortes explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP présents sur place.

Le retour des Shebabs

Du côté des shebabs, c'est la logique de terreur qui prime: «Nous autorisons les moudjahidines à l'intérieur du bâtiment à agir contre les prisonniers», a déclaré le porte-parole des shebab, Sheikh Ali Mohamud Rage, dans une déclaration mise en ligne sur un site internet islamiste. Dans leur message, les shebab affirment être en contact avec les agresseurs et dénoncent les tentatives d'intimidation de forces d'Israël et d'autres gouvernements chrétiens à l'encontre du commando. «Des éléments des forces israéliennes participent à la gestion de cette prise d'otages sanglante», confirme le site RFI.

«Nous disons à ces chrétiens qui avancent contre les moudjahidines d'avoir pitié de leurs prisonniers», a poursuivi le porte-parole, affirmant que ces otages récolteraient les fruits de la pression exercée contre les moudjahidines.

Pour beaucoup de spécialistes, personne n'attendait une telle attaque du mouvement al shebab qui, en 2011, a perdu le contrôle de la capitale somalienne,Mogadiscio, et de leur fief dans le sud du pays, Kismayo.

Slate Afrique avec AFP

A lire aussi

Somalie: les islamistes ont-ils un avenir?

Slate Afrique avec AFP

Slate Afrique avec AFP

Ses derniers articles: En Tunisie, la grenade est la star de l'automne  L'escrimeuse Inès Boubakri dédie sa médaille d'or à « la femmes tunisienne»  En Afrique du Sud, des élections municipales cruciales pour l'ANC 

attaque

AFP

Egypte: six morts dans une attaque contre la police au Caire

Egypte: six morts dans une attaque contre la police au Caire

AFP

Attaque d'une prison au Mali: 2 gardes blessés, des dizaines d'évasions

Attaque d'une prison au Mali: 2 gardes blessés, des dizaines d'évasions

AFP

Cameroun: six militaires tués dans une attaque de Boko Haram

Cameroun: six militaires tués dans une attaque de Boko Haram

prise d'otage

Mali

L'Algérie rattrapée par la guerre

L'Algérie rattrapée par la guerre

Mali

L’Algérie à un devoir d’intervention au Nord-Mali

L’Algérie à un devoir d’intervention au Nord-Mali

Crise malienne

Pourquoi la France ne peut pas intervenir au Mali

Pourquoi la France ne peut pas intervenir au Mali

al shebab

Témoignages

L'horreur racontée par des survivants

L'horreur racontée par des survivants