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Une croissance de 6,5% pour l’industrie pharmaceutique

Les importations pharmaceutiques commencent à se stabiliser et même à baisser en 2013, estime le président de l'UNOP.   A l'issue de son assemblée générale tenue le 19 septembre, l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) vient de confirmer le docteur Kerrar Abdelouahed au poste de président de l'association pour une période de deux années, succédant à Nabil Mellah à qui un hommage a été rendu «pour le travail accompli» au sein de cette organisation. Les membres de l'UNOP ont, à cette occasion, renouvelé la composante des organes statutaires et ont procédé à une analyse de la situation économique que traverse le pays. Ainsi, il a été relevé le niveau appréciable de la croissance économique enregistré en Algérie dans les activités hors hydrocarbures tout en soulignant que «notre pays dispose de ressources humaines et financières pour ambitionner des résultats encore meilleurs». L'UNOP considère que la filière pharmaceutique nationale ne manquera pas de trouver la place privilégiée qui est naturellement la sienne dans le cadre de la stratégie industrielle qui serait en préparation au niveau du gouvernement. Dans ce contexte, l'UNOP signale qu'en dépit des difficultés bureaucratiques qui continuent d'entraver l'action des chefs d'entreprise, «cette filière pharmaceutique nationale enregistre, quant à elle, des progrès tout à fait remarquables». Se basant sur les chiffres rendus publics dans le rapport annuel de 2012 de la Banque d'Algérie, l'UNOP relève que ces chiffres montrent d'abord que ce secteur de la chimie-pharmacie-plastique est un des plus performants au sein de notre économie, puisqu'il a connu au cours des cinq dernières années (de 2008 à 2012) une croissance moyenne de 6,5%, soit près du double de celle de l'économie nationale. «Le secteur pharmaceutique algérien est l'un des rares au sein de notre économie à avoir vu la production nationale enregistrer une augmentation régulière et appréciable de ses parts de marché pendant la même période (40% à fin 2012). Les importations pharmaceutiques commencent ainsi à se stabiliser et même à baisser en 2013. Le système de remboursement qui s'applique à beaucoup de nos produits nous protège quelque peu des effets de l'inflation», a-t-on ajouté. Et d'exprimer le soutien de l'organisation à l'orientation du gouvernement quant à la nécessité de mieux maîtriser les flux d'importation qui constituent une menace aussi bien pour la production nationale que pour les équilibres futurs de la balance des paiements extérieurs. Les membres de l'UNOP estiment que «tous les progrès réalisés ces dernières années montrent combien les mesures de protection que les pouvoirs publics ont prises depuis 2008 en faveur du secteur pharmaceutique national ont été d'une efficacité indéniable». Et de préciser que «ce secteur est l'un des rares au sein de notre économie à travailler sur la base de réglementations techniques et économiques détaillées, à être soumis à des normes de qualité sévères et effectives, à être soumis à des prix rigoureusement encadrés et, par-dessus tout, à ne pas être sujet aux pratiques informelles qui infestent d'autres segments de l'économie nationale». Les membres de l'UNOP se félicitent du climat de dialogue qui s'est mis en place avec l'autorité publique de santé en charge de la régulation des activités du secteur. «Ce qui constitue la meilleure voie qui mettra fin, de manière définitive, aux pénuries récurrentes et à tous les dysfonctionnements qui touchent le marché national du médicament. C'est aussi la mise à niveau de ce système de régulation qui fera accroître fortement ses performances et de mieux répondre aux besoins des citoyens et de l'économie nationale», conclut-on.  

El Watan

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