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Contrairement à l'habitude à Jijel, le leader du Front de la justice et du développement, Saâd Abdallah Djaballah, a animé hier, devant une assistance peu nombreuse au niveau de la salle Hamlil de Jijel, un meeting au cours duquel il est revenu sur la situation politique nationale et les développements de la crise en Egypte. Abordant le volet de la corruption, il dira que le combat ne peut être mené que selon le bon vouloir du Président. Pour l'orateur, il existe en Algérie deux pouvoirs : un pouvoir de l'ombre qui décide et un autre de façade. De la commune au ministère, celui qui se considère comme une victime du pouvoir de l'ombre, soutiendra qu'à chaque niveau, que ce soit l'APC, la daïra, la wilaya ou le ministère, des civils ont le pouvoir de façade, et des gradés, allant de commandant au colonel, exercent le pouvoir décisionnel. Revenant au dernier remaniement ministériel, l'orateur le résumera à «la promotion des fils d'un douar reconnus pour leur allégeance et leur zèle plutôt que pour une quelconque compétence». Reconnaissant que les derniers soubresauts sont liés à la prochaine présidentielle, qu'il qualifiera «de pièce de théâtre connue d'avance qui sera encore jouée», Abdallah Djaballah dira qu'aucune élection n'a été jusque-là libre et honnête, mis à part celles de 1990 et 1991. Quant à la révision constitutionnelle, il affirmera qu'«ils (les tenants du pouvoir, ndlr) ne veulent pas d'une véritable révision et qu'il n'y a pas de volonté de réforme», quand on privilégie «le règne du despotisme et de l'exploitation de la richesse».

El Watan

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