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Le verdict sur l'affaire Tahar Belabess sera connu dimanche prochain

Moins d'une semaine avant l'organisation d'une manifestation de la colère à travers le pays;  le procès en appel de Tahar Belabess, leader charismatique du mouvement des chômeurs de Ouargla et porte-parole de la coordination nationale de défense des droits des chômeurs qui s'est déroulé ce dimanche à la cour de Ouargla était sans surprise. Traitée dans la foulée, entre moult affaires de droit commun et de pension familiale, l'affaire opposant Tahar Belabess à Mohamed Berrihane ex-directeur régional de l'agence nationale de l'emploi ANEM à Ouargla a attiré plusieurs chômeurs venus soutenir dans le calme et la sérénité leur porte-parole.     Un sourire sans protestation aucune, telle a été la seule réaction de Belabess au rappel de l'accusation : le délit d'offense et d'insulte à commis d'Etat dans l'exercice de ses fonctions a fait sourire les accusés.  «Avez-vous outragé ou invectivé le directeur de l'Anem ? Etes-vous conscients de vos délits». Le président de la séance n'a pas jugé utile de donner aux accusés le temps de s'expliquer. «Que demandez-vous ? ». «L'innocence totale M. le juge et le droit à la dignité ». Tahar placera son mot après avoir entendu les réquisitions du parquet qui a requis 6 mois de prison ferme et une amende de 20 000 DA au moment où Me Dalila Kaci plaidait la non culpabilité de ses clients des accusations d'offense à commis de l'état dans l'exercice de ses fonctions. «Un dossier vide de tout contenu, de toute preuve, ne comportant que les accusations contre mes clients tandis que leur plainte devant la police le jour même pour le comportement injurieux et le refus de recevoir des citoyens porteur d'un courrier signé de la main du wali de Ouargla demandant à ce responsable de recevoir et d'écouter les personnes dont les noms étaient clairement cités ne figure nullement dans le dossier». Le juge a reporté la prononciation du verdict au dimanche 29 septembre prochain.  Il s'agit d'un procès faisant suite à l'appel introduit par le parquet de Ouargla du jugement de première instance prononcé trois mois plus tôt lorsque le tribunal de Ouargla a jugé Tahar Belabess et  Djehaidar Rachid, non coupables. Ces derniers sont par contre coupables de porter haut les revendications de milliers de chômeurs appelés à un nouveau rendez-vous décisif le 28 septembre prochain ou des manifestations de la colère sont prévues à travers plusieurs wilayas du pays. Le porte-parole de la CNDDC estime que la colère est le sentiment qui  caractérise et assemble les chômeurs désenchantés par l'inefficacité des mesures prises par le Premier ministre en mars dernier. Tahar Belabes a entamé dimanche soir une série de rassemblements dans les quartiers d'Ouargla pour préparer la grande manifestation du 28 septembre, un sit-in ou la radicalisation du mouvement des chômeurs sera probablement annoncée puisque la CNDDC compte exiger l'emploi direct au lieu de négociations autour d'une sortie de crise.       --

El Watan

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