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Etats-Unis: casse-tête sur une demande de visa du président soudanais pour l'ONU

Les Etats-Unis ont dit jeudi examiner la demande de visa du président soudanais Omar al-Béchir, qui souhaite se rendre à l'Assemblée générale de l'ONU à New York malgré les mandats d'arrêt de la justice internationale pour génocide.

Depuis le début de la semaine, Washington et les Nations unies sont dans l'embarras face à cette demande d'entrée au siège de l'ONU à New York  --donc avec une arrivée par avion sur le territoire américain-- du chef de l'Etat soudanais.

Le département d'Etat a répété qu'il était "généralement juridiquement obligé" d'accorder des visas aux chefs d'Etat et de gouvernement invités à l'AG de l'ONU à New York, un territoire extra-national.

Mais, a souligné une porte-parole du ministère américain, "il y a un éventail de considérations en jeu à propos de la demande de visa du président Béchir, y compris ses mandats d'arrêt".

M. Béchir fait l'objet de mandats d'arrêt datant de 2009 et 2010 de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans le conflit du Darfour, une vaste région de l'ouest du Soudan.

Le département d'Etat "condamne" depuis lundi  "les tentatives du président Béchir pour aller à New York", mais ne dit pas si sa demande de visa pourrait être rejetée et encore moins s'il risque d'être arrêté en mettant le pied aux Etats-Unis.

L'ONU, de son côté, avait exhorté mardi Khartoum à coopérer avec la CPI sur le cas du président Béchir, tout en laissant le soin à Washington de décider de lui accorder ou non un visa.

Selon le Soudan, son président veut "se rendre au siège des Nations unies et non pas dans l'État abritant ce siège".

Un accord datant de 1947 entre l'ONU et les Etats-Unis, "pays hôte" de l'organisation internationale, précise que les autorités américaines "ne devront pas imposer d'obstacles" aux représentants des pays membres qui souhaitent se rendre au siège à New York.

Par ailleurs, les Etats-Unis n'ont pas adhéré au Statut de Rome qui a donné naissance à la CPI mais sont engagés à soutenir son action.

La CPI avait demandé mercredi aux autorités américaines d'"arrêter Omar al-Béchir et le remettre à la Cour s'il devait entrer sur le territoire" américain.

Des vedettes comme George Clooney ou Mia Farrow ont écrit au président Barack Obama pour lui demander de "faire tout (son) possible" pour dissuader son homologue soudanais de venir à New York.

AFP

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