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Un ressortissant français dans le désarroi

Un ressortissant français, Armand Vial, né en Algérie, précisément à Constantine, a décidé de revenir dans sa ville natale en mai 2011 et d'y finir sa vie. Ses affaires personnelles, telles que sa bibliothèque, le contenu de son atelier d'artiste photographe et tous ses dossiers administratifs, médicaux, etc. qu'il a fait transiter par la société  Sifa Transit de Marseille sont arrivées au port de Skikda le 13 février 2012. A partir de là, c'est une galère aussi injuste qu'incompréhensible qui a commencé pour lui. Les douaniers de Skikda lui exigent un certain papier, puis un autre, et puis encore un autre... Mais à chaque fois, ce n'est jamais le bon. Il saisira le wali, le Premier ministre lors de sa visite à Constantine, d'autres personnalités haut placées. En vain. Après des mois, l'intéressé reçoit pour la première fois un courrier des Douanes de Skikda : le délai légal d'immobilisation du container sur le port arrive à expiration. Mais une fois sur les lieux, c'est le flou qui recommence. Il comprend que le code des Douanes est méconnu par tous les fonctionnaires rencontrés. Son cas n'est tout simplement pas prévu dans le code des Douanes algériennes. Dans son écrit au Premier ministre, il se justifie ainsi : «Je suis de nationalité française, mais natif de Constantine, ainsi que ma mère et mes grands-parents maternels. Mes parents étaient instituteurs dans l'enseignement indigène, selon la dénomination de l'époque, et ce, dans plusieurs lieux en Algérie. Puis, ils ont rejoint les centres sociaux, tout comme Mouloud Feraoun avec qui ils étaient collègues et amis. Mes parents se sont trouvés dans l'obligation de quitter l'Algérie en 1961, car menacés par l'OAS. En ce qui me concerne, après une carrière comme cadre supérieur dans la Fonction publique territoriale et des activités artistiques toujours présentes, j'ai décidé de venir m'installer définitivement dans ma ville natale laquelle, je dois le dire, m'a réservé un accueil des plus chaleureux... J'ai proposé que le container soit ouvert en ma présence et que son contenu soit vérifié par les responsables des Douanes...» Entre-temps, des problèmes administratifs et financiers graves ont surgi pour lui : caisse de retraite, caisse d'assurance maladie, soins médicaux urgents bloqués, impôts... Mais le plus dur, c'est la certitude d'avoir perdu trente ans de travail photographique, car compte tenu des deux hivers passés dans un container en acier, d'un été chaud, de l'humidité, les négatifs, les tirages, les appareils de prise de vues et d'agrandissement n'ont certainement pas résisté. Qui prendra la responsabilité de mettre fin à cette bureaucratie honteuse ?   

El Watan

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