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Une autoroute traverse le Parc national d’El Kala

Le statut-type du Parc national, le décret n°83-458 du 23 juillet 1983, stipule clairement dans son article 5 sur la structure des parcs que seule la zone de protection de classe V, dite périphérique, qui sert de lieu à toute forme de construction, peut être traversée par les routes importantes. Comme beaucoup de routes et autres projets d'infrastructure, d'hydraulique ou d'urbanisme, cette clause a été délibérément transgressée, pour ne pas dire piétinée par les pouvoirs publics, qu'il soient centraux ou locaux, au motif que c'est pour le bien-être des populations qu'ils se devaient, en patriotes authentiques, de privilégier à celui des fleurs et des papillons. C'est dire le fossé qu'il reste à combler pour se hisser au niveau des défis de notre siècle. Les pouvoirs publics au plus haut niveau de l'Etat ont été alertés suffisamment à l'avance de la plus grande agression perpétrée dans les parcs nationaux algériens depuis leur existence : le passage d'une autoroute. Pourquoi les grandes voies de circulation sont-elles interdites dans les parcs ? Contrairement à ce qu'a voulu faire croire Amar Ghoul, le ministre des Travaux publics, en cherchant à polariser la controverse sur ce point, il ne s'agit pas des effets sur la faune et la flore. Plus grave : en plus de la transgression des lois, une autoroute contribue à la fragmentation de l'aire protégée qui est, par définition, une entité écologique certes mais aussi juridique et territoriale intégrale et indissociable. Par définition, une aire protégée est un modèle d'aménagement du territoire qui doit, en intégrant la préservation de la nature dans les activités socioéconomiques, s'étendre progressivement aux autres espaces. La fragmentation d'une aire protégée constitue de ce fait un échec de ce modèle de développement et une négation de son existence. Théoriquement, le Parc national d'El Kala a cessé d'exister depuis qu'il a été balafré par le passage de l'autoroute. Les autorités au plus haut niveau, en l'occurrence le chef du gouvernement de l'époque, A. Belkhadem, et le ministre des Travaux publics, A. Ghoul, sont restés sourds aux appels des écologistes qui ont montré qu'un contournement du parc, tel que préconisé par le principe de substitution inscrit dans nos lois et qui exige de privilégier la solution «écologiste» quels que soient les coûts qu'elle implique, avait le double avantage de garder intacte l'intégrité du PN et de rehausser le prestige du pays et de cette réalisation, qui aura ainsi le mérite d'avoir fait un pas de côté pour ne pas l'écraser. Les responsables ont été intransigeants au motif que cela rallongerait les délais et occasionnerait des coûts supplémentaires insupportables. C'était en 2007. On connaît la suite.

El Watan

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