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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et le roi du Maroc Mohammed VI, Bamako, le 19 septembre 2013. HABIBOU KOUYATE / AFP
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et le roi du Maroc Mohammed VI, Bamako, le 19 septembre 2013. HABIBOU KOUYATE / AFP

Investiture d'IBK: des cotillons et beaucoup de soucis

Le but de la cérémonie d'investiture d'IBK, ce 19 septembre, à Bamako: montrer que ça va mieux au Mali. Pourtant c'est faux.

«Le champagne et les soucis.» C’est ainsi que le quotidien Burkinabé Le Pays résume la journée d’investiture du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Deux semaines après son investiture, vingt-six chefs d’Etat et de gouvernement étaient attendus à Bamako. Parmi eux, François Hollande, Ie président tchadien Idriss Déby, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le roi du Maroc Mohammed VI. Ce dernier a même eu droit à un bain de foule lors de son arrivée, raconte le portail Maliactu.

Ce 19 septembre, c’est tout le Mali qui est en fête, poursuit le quotidien burkinabè. Avant d’apporter une nuance:

«Si le peuple malien retrouve l’esprit de jouissance, IBK, quant à lui, se sent accablé de responsabilités historiques qui pèsent sur ses épaules.»

Ses responsabilités, quelles sont-elles? Depuis son élection à la tête du Mali, IBK se présente comme le président de la réconciliation nationale. Or les défis à relever sont grands. Certes des bailleurs de fonds ont apporté leur soutien, mais cela ne garantit pas le président d’une victoire sur le terrain.  

Le spectre du fanatisme plane toujours. Il n’y a pas si longtemps, le nord du pays était encore occupé par des mouvements djihadistes.

«Face à de tels individus, l’Etat restauré du Mali ne doit pas baisser la garde», prévient le Pays.

A ce danger, il faut ajouter «l’épineux dossier du Nord-Mali». La lutte contre le fanatisme n’est pas le seul problème du président en exercice. Sur le plan logistique, matériel et social, le Nord représente certainement son principal défi. L’accord signé mardi 17 septembre entre les représentants des quatre mouvements armés présents dans le nord du pays, est un bon début.

Dans une déclaration commune, les protagonistes du drame malien promettent de «mettre en commun leurs efforts» pour résoudre la crise. «Mais encore faudra-t-il que ce dernier accord ne soit pas, comme bien d’autres avant lui, englouti par les sables mouvants du désert!», avertit le quotidien burkinabé.

Pour les habitants, le temps presse. Le nouveau souffle impulsé par l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta devra rapidement se traduire par des mesures concrètes.

Au micro de RFI, Mohamed Lamine, responsable de la centrale électrique de Tombouctou, demande que sa ville ne soit plus coupée du monde. Dans le nord, les besoins diffèrent selon les localités, mais tous s’accordent sur une chose : il y a urgence à agir. «Bon vent, Fama!, Bon vent, chef!», lance l'Observateur Paalga.

Lu sur Le Pays, Mali Actu, RFI, L'observateur Paalga

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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