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Maladie du Président, la pièce qui ne colle pas au puzzle

Les rideaux se lèvent sur une rentrée sociale annonciatrice d'un exercice peu anodin. Une rentrée à la faveur de laquelle on nous a servi l'image d'un Président toujours convalescent, mais qui ose des décisions chamboulant la distribution de cartes faite tout au long d'une année riche en rebondissements. Subterfuge ou signe d'un retour en force du clan présidentiel ? Toutes les questions sont permises, d'autant que l'absence d'ouverture et de débat public pousse à s'interroger sur l'avenir qui se trame en coulisses pour les Algériens. Si l'Algérie veut arborer l'image d'un pays des plus stables dans la région pour les partenaires étrangers, elle est, en interne, un des pays où les institutions sont les plus instables et dépourvues de légitimité. Cette instabilité patente a pris toute sa forme dans les récentes décisions prises par le président de la République qui, au-delà de ce qu'elles laissent voir comme «prise de pouvoir» d'un clan sur un autre, reflète surtout la nature opaque et illégitime d'un mode de gouvernance. Le culte du secret, l'intrigue, la manipulation, les jeux de coulisses sont les maîtres mots d'une politique qui a trop enfermé le pays dans un cercle vicieux et hypothéqué son avenir. On ne vend pas une stabilité à l'opinion internationale lorsque l'on prive l'opinion nationale du droit à la vérité et à l'autodétermination. Une opinion qui se couche et se réveille sur des mouvements de pions sur un échiquier aux desseins douteux.  Une opinion, enfin, qui en arrive à se demander qui la gouverne et si l'image muette du Président convalescent est une réalité ou une fiction concoctée dans les coulisses d'une opération de marketing qui tâtonne. Ce qui est visible n'est pas forcément vrai et ce qui est vrai n'est pas nécessairement visible, telle est la devise d'un régime qui a érigé la ruse et la rouerie en politique et l'opacité en communication. Les pièces du puzzle qu'on tente de coller les unes aux autres depuis ces fameuses réunions du trio Bouteflika-Gaid Salah-Sellal, entamées à Paris et poursuivies à Alger avec plus de fréquence ces deux dernières semaines, semblent vouloir dérouler au Président actuel un tapis sans «mauvaise surprise» pour la présidentielle. Mais dans cette mise en scène réglée comme du papier à musique, une pièce a tout de même du mal à trouver sa place et rend le schéma, tel qu'il est présenté, incomplet, voire improbable. Il s'agit de l'état de santé de Abdelaziz Bouteflika. La superpuissance dont on l'affuble aujourd'hui ne cadre pas avec l'image de cet homme affaibli et convalescent, recevant ses quelques hôtes en tenue de chambre. Tout le dit puissant, excepté ces images qui défilent comme un roman photo dans lequel  même les acteurs changent à peine et les mouvements aussi. On n'est pas loin de l'illusion d'optique, on voit ce que l'on veut nous faire voir mais, au fond, on sait bien que c'est juste une illusion. Si tel n'est pas le cas, que l'on mette à la disposition des Algériens son bulletin de santé. Le puzzle n'est pas complet, les pièces cachées sont bien plus nombreuses que celles apparentes. 

maladie

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pièce

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