mis à jour le

Vue d'Abidjan, 2009 / Flickr CC
Vue d'Abidjan, 2009 / Flickr CC

Pourquoi les pays africains francophones n'intéressent pas les investisseurs

Les échanges sont florissants dans certains Etats anglophones mais peinent à s'implanter dans l'Afrique francophone.

Les pays africains francophones sont à la traîne en matière d’investissement, comparé à leurs voisins anglophones. C’est le constat fait lors du sommet de l’investissement immobilier africain qui s’est tenu à Johannesbourg les 3 et 4 septembre 2013, rapporte le site How we made it in Africa.

L’article reprend les propos d’Ivan Cornet, cofondateur de la firme de conseil Latitude Five, basée à Londres et à Abidjan. Ce consultant en transactions immobilières explique pourquoi «il est temps de regarder ces marchés différemment».

Les pays francophones délaissés par les investisseurs jouissent pourtant des mêmes pôles d’attractions que les Etats anglophones, note le site. Eux aussi bénéficient d’un PIB en pleine croissance, d’une expansion de la classe moyenne et d’une urbanisation grandissante.

Le consultant donne l’exemple d’Abidjan, dont la population atteint 6 millions d’habitants. Ces populations ont un pouvoir d’achat de plus en plus élevé. Mais leurs nouvelles habitudes de consommations, qui représentent pourtant un fort potentiel commercial, ne sont pas exploitées par les investisseurs étrangers, souligne l’article.

Investisseurs trop timides

Ce marché encore vierge offre de grandes possibilités à qui s’y installera le premier, ajoute l’expert. Mais les investisseurs sont encore frileux, notamment à cause de l’instabilité politique de certains Etats francophones (RDC, Mali ou dans une moindre mesure, la Côte d’Ivoire) et du manque d’infrastructures adaptées (coupures d’eau et de courant fréquentes, installations portuaires en mauvais état…), indique How we made it in Africa.

D’autre part, les nations africaines francophones pâtissent aussi d’une réputation de corruption. Pourtant, il n’en est rien, démontre Ivan Cornet: selon le rapport de Transparency International, les cinq pays les plus corrompus d’Afrique – parmi lesquels figurent le Liberia et le Kenya – ne sont pas francophones.

Mais les investisseurs français eux-mêmes restent réticents à investir dans les pays francophones. En Côte d’Ivoire, c’est donc un groupe sud-coréen qui a emporté le projet de transport urbain à Abidjan.

Le site insiste en effet sur le potentiel prometteur de la Côte d’Ivoire, mais aussi de la RDC, de la Centrafrique et du Niger. Selon un autre intervenant, Craig Lyons, directeur de Novare Equity Partners, ces derniers pays vont s’illustrer dans le développement des centres commerciaux avec un retour d’investissement très attractif dans les prochaines années.

Lu sur How we made it in Africa

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Des forces spéciales américaines combattent toujours les djihadistes au Mali  Les orphelinats africains ferment en masse et c'est une bonne nouvelle  La mort mystérieuse de l'ambassadeur russe au Soudan 

Niger

AFP

La force du G5 Sahel "prête"

La force du G5 Sahel "prête"

AFP

Le Niger demande le déblocage de fonds pour la force G5-Sahel

Le Niger demande le déblocage de fonds pour la force G5-Sahel

AFP

Immigration: Collomb invite les pays africains

Immigration: Collomb invite les pays africains

Centrafrique

AFP

Le pape François appelle la Centrafrique

Le pape François appelle la Centrafrique

AFP

Paris dénonce l'"instrumentalisation dont la France fait l'objet" en Centrafrique

Paris dénonce l'"instrumentalisation dont la France fait l'objet" en Centrafrique

AFP

Au Congo, premier rapatriement volontaire de réfugiés vers la Centrafrique

Au Congo, premier rapatriement volontaire de réfugiés vers la Centrafrique

RDC

AFP

RDC : deux Casques bleus de la Monusco portés disparus

RDC : deux Casques bleus de la Monusco portés disparus

AFP

"Happy end" pour l'enlèvement de deux Britanniques dans l'est de la RDC

"Happy end" pour l'enlèvement de deux Britanniques dans l'est de la RDC

AFP

Ebola en RDC : 4 nouveaux cas, dont 2 membres du personnel soignant

Ebola en RDC : 4 nouveaux cas, dont 2 membres du personnel soignant