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Les formalités, le parcours du combattant

Les problèmes de transfert des écoliers d'un établissement à un autre ou du secteur public au privé donnent lieu à des situations rocambolesques. Dans les dédales de l'académie d'Alger, les citoyens font face à d'improbables imbroglios administratifs. Au bureau des transferts, la file d'attente grossit, mais le fonctionnaire chargé d'accueillir les citoyens est absent. La tension est palpable. «Les responsables trouvent le moyen de s'absenter lorsque nous avons besoin d'eux. Le citoyen s'adresse à l'académie une fois par an. Croyez-vous que ce soit le moment d'organiser des réunions ?», s'insurge l'un des pères de famille. Un réfugié syrien, venu inscrire ses enfants dans une école algérienne, indique qu'autrefois en Syrie, les fonctionnaires étaient sanctionnés s'ils adoptaient un comportement similaire à ce qu'il a vu dans cette académie. Les parents dénoncent la bureaucratie et l'incohérence du système. L'un d'entre eux raconte : «Pour transférer mon fils d'une école située à l'ouest d'Alger à une autre située à l'est de la même ville, c'est comme si je devais l'inscrire aux USA. Il s'agit, pourtant, d'un seul ministère de tutelle. Pourquoi tardent-ils à informatiser leurs fichiers ? Pourquoi devons-nous laisser tomber notre travail pour faire le va-et-vient entre les écoles, les mairies et les différentes académies ? C'est comme si une école située à l'est et l'autre à l'ouest d'une même wilaya ne se trouvaient pas dans un seul et même pays.» Plus loin, un couple fait le pied de grue dans les couloirs sombres de l'académie depuis plusieurs heures. Ayant bénéficié récemment d'un relogement d'un bidonville d'Alger à un appartement décent à Tipaza, ils ne parviennent pas à inscrire leurs trois enfants à l'école à cause de l'absence du document de résidence. «Cela cause de nombreux désagréments dont celui du va-et-vient qui nous fatigue et pèse sur le moral», dit la mère. D'autres ne parviennent pas à trouver une place à l'école pour leurs enfants. «Comment se fait-il qu'une école appartenant à la commune dans laquelle nous habitons s'excuse de ne pas pouvoir inscrire nos enfants faute de place ? Que faut-il faire dans ces cas-là, les envoyer dans un établissement éloigné ou assurer l'enseignement à la maison ?», s'emporte l'un des citoyens ayant passé la moitié de sa journée dans cette administration. D'autres s'insurgent contre le comportement jugé «indécent» des directeurs des établissements scolaires. «La première question qu'ils nous posent est de savoir ce que nous faisons dans la vie. Auparavant, cette question n'était abordée que lorsqu'on envisageait de se marier», plaisante-t-il. Tous mettent en exergue les nombreuses incohérences du système. Un exemple, parmi tant d'autres : «Certains établissement acceptent les élèves doublants, souligne un père, d'autres les refusent catégoriquement. Chacun n'en fait qu'à sa tête. J'aimerais savoir sur quelles bases prennent-ils ces décisions.»  

El Watan

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combattant

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