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Sécurité alimentaire : DES CEREALES A

L'opération appuyée par la France va, d'une part, s'occuper des femmes enceintes ou allaitantes et des enfants et, d'autre part, constituer des stocks de sécurité dans les villages vulnérables

Dans le cadre de l'exécution de la 2è tranche du programme d'aide alimentaire de l'année 2013, des projets initiés par le Comité français d’aide alimentaire (CIAA), l'ambassade de France a accordé au consortium « Misola-Amassa », deux Ong opérant dans le domaine de la sécurité alimentaire, une enveloppe de 300 000 euros, soit environ 197 millions Fcfa, pour la réalisation d'un projet baptisé « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants âgés de 0 à 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes et des ménages vulnérables dans 13 communes des régions de Gao et Tombouctou au Mali ». Ce projet, dont l'intitulé résume parfaitement le but, a démarré en août 2013 pour courir sur une année.

Mohamed Haïdara, le coordinateur national d'Amassa Afrique verte Mali, a annoncé un dispositif d'information et de formation nutritionnelle des femmes enceintes et allaitantes et la reprise de la production des farines infantiles fortifiées dans 5 Unités de production artisanale (UPA). Ce volet de l'action sera conduit par l'association Misola, spécialiste en matière d'appui à l'amélioration de la sécurité nutritionnelle des jeunes enfants et de leurs mères.

Un deuxième volet porte sur le renforcement des stocks de sécurité alimentaire dans les villages vulnérables, afin de mieux approvisionner les populations locales. Cette composante est confiée à Amassa Afrique verte Mali, une Ong reconnue en matière de  promotion de la sécurité alimentaire durable.

Celle-ci s'est distinguée dans la gestion de la crise alimentaire que notre pays a connue ces deux dernières années. En effet, la déflagration sécuritaire et politique a entrainé une perturbation importante de l'environnement socioéconomique et une dégradation de la situation alimentaire et nutritionnelle. Dans ce contexte, Amassa Afrique verte Mali a fortement mobilisé ses ressources pour venir en aide aux personnes déplacées. L'Ong a pu agir grâce à de nombreux soutiens financiers, notamment ceux des collectivités françaises et de la coopération française à travers l'ambassade de France. Ces appuis financiers ont permis à Amassa d'effectuer, entre 2012 et 2013, des distributions gratuites de céréales et de farines infantiles aux populations déplacées installées à Bamako et Mopti. L'Ong a aussi installé des stocks de sécurité dans une bonne cinquantaine de banques de céréales dans les zones de Kayes, Yelimané, Mopti, Djenné, et Bandiagara.

En sa qualité de partenaire de Misola sur la  2è tranche du programme d'aide alimentaire française démarré en août passé, AMASSA a déjà déployé sur le terrain, notamment à Gao et Tombouctou, le personnel chargé de l'exécution et du suivi des opérations. L'Ong a collecté et acheminé à ce jour, 314  tonnes de céréales sèches (mil et sorgho) destinées à constituer des stocks de céréales au niveau des organisations paysannes (OP). 209  tonnes ont été attribuées à la région de Gao afin de doter 19 villages de stocks de sécurité dans les communes de Gao, Gabéro, Gouzoureye, Taboye, Anchawadji et Sony Aliber. 105 tonnes ont été affectées à la région de Tombouctou, pour alimenter 15 banques de céréales dans les communes de Tombouctou, Telé, Goundam, Alafia, Lafia et Bourem Inaly.

 

« PRIX SOCIAL ». Un rapport de mission réalisée en août dernier par Mamadou Bathily, responsable des opérations d'urgence chez Amassa, confirme que dans les cercles de Tombouctou et Goundam, toutes les OP ont reçu leurs stocks à la satisfaction générale des autorités administratives et communales bénéficiaires. Il est convenu que ces stocks seront vendus à la population à un « prix social » équivalant à la moitié du prix du marché. Moussa Bounary, responsable de la banque de céréales de Tianamé, dans la commune de Gabero (Gao), rencontré lors d'un récent déplacement sur Bamako, indique que les stocks fournis par Amassa en 7è Région ont reçu bon accueil et que tous les villages bénéficiaires ont reçu leur tonnage.

La quasi-totalité des stocks a été déjà achetée par les populations locales  tant les besoins étaient pressants. Pour le coordinateur national d'Amassa, Mohamed Haïdara, ces actions soutenues sont d'une portée inestimable pour les populations locales et le partenariat avec l'ambassade de France, un modèle encourageant par son pragmatisme et par le dispositif de transparence et de traçabilité mis en place.

Mohamed Haïdara constate que ce projet, outre les aspects relatifs au renforcement des stocks de sécurité dans les villages pour des ventes au prix social, permettra également de réhabiliter et d'équiper 5 Unités de production artisanale de farines infantiles gérées par des femmes à Tombouctou, Goundam, Gourma Rharous, Nianfunké et Gao. Outre l'équipement et la réhabilitation de ces unités, le projet s'emploiera à sensibiliser et informer les femmes enceintes et allaitantes sur les bonnes pratiques nutritionnelles par le biais des animatrices de l'association Misola. Des dégustations culinaires seront organisées par ces animatrices après les cours d'animation, dans les quartiers ou les CSCOM, lors de la visite obligatoire hebdomadaire de pesée des femmes enceintes et allaitantes. L'objectif étant d'amener 10 % des femmes allaitantes et 20 % des enfants de 0 à 5 ans, à consommer la farine Misola dans les zones d'intervention du projet.

 Hamadoun Pergourou, responsable du Fonds social de développement et sécurité alimentaire et point focal genre à l'ambassade de France au Mali, a souligné le caractère innovant d'un projet qui devra apporter des réponses satisfaisantes à l'amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les zones citées. Soulignant l'appui de la France au Mali concrétisé par un soutien accru aux Ong de développement, il a insisté sur le dispositif strict de suivi et la large information de l'ensemble des parties prenantes sur des opérations qui se déroulent de manière satisfaisante. Ce dispositif d'aide alimentaire à travers des projets initiés par le Comité français d’aide alimentaire, est une démarche intéressante et pédagogique. « Au regard de ce que nous avons pu observer, le consortium « Misola- Amassa » est sur la bonne voie car la volonté affichée par les responsables de ces deux organisations ne souffre d'aucune ambigüité. Prions maintenant que les bénéficiaires de cette action en fassent une bonne utilisation en vue d'améliorer l'état de la sécurité alimentaire et nutritionnel des populations locales et surtout des jeunes enfants », a souhaité Hamadoun Pergourou.

C. A. DIA

 

 

 

 

 

 

L'essor

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