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Je n'ai pas d'information au sujet de cette guerre que se livreraient Bouteflika et le DRS. Ces questions ont de tout temps été occultées. Néanmoins, ce dont je suis certain, c'est que le clan du Président est en train d'opérer une mainmise sur les leviers de l'Etat afin de perpétuer le système Bouteflika», a estimé Soufiane Djilali dans un entretien accordé à El Watan en marge de la conférence régionale de son parti, Jil Jadid, qui s'est tenue, hier, au cinéma Rialto à Skikda. Pour S. Djilali, «oser parler d'un 4e mandat pour Bouteflika est vraiment immoral». Et de poursuivre : «Le clan du Président, dans sa volonté d'assurer sa propre pérennité, usera de tous les moyens pour y parvenir, soit en recourant à la violation de la Constitution, soit aux soutiens pour imposer un nouveau mandat, ce qui, à mon sens, serait vraiment ridicule. Ce clan est même capable de nous infliger un autre homme. Va-t-il alors nous imposer un autre Chakib Khelil pour vider les caisses de l'Etat ?» Au sujet de la situation que vit le pays, S. Djilali dira : «La situation est vraiment grave. On est devant deux variantes : soit la mainmise d'un clan sur l'Etat, soit l'effritement et l'effondrement de cet Etat si des résistances viennent à se manifester. On est en plein dedans, car avant, il y avait un régime. Malheureusement, Bouteflika l'a détruit en le vidant de toutes ses assises politiques, judiciaires, militaires...» L'orateur insistera également pour faire remarquer que depuis son retour au pays, «Bouteflika s'est vite mis à intriguer et n'a même pas pris la peine de dire un mot au peuple». «C'est là un véritable mépris envers les Algériens», ajoutera-t-il. A relever que le président de Jil Jadid a prononcé, dans la matinée, un discours devant les militants de son parti et s'est même prêté à un long débat avec les présents. Lors de son intervention, il a surtout insisté sur «les risques du chaos» qui guettent le pays. «En mettant le peuple à l'écart, on ne fait qu'ouvrir la voie de l'aventure et du chaos», a-t-il déclaré. Evoquant l'opposition, il dira que la majorité des partis politiques est issue des comités de soutien : «De quelle opposition parle-t-on alors ?» Et d'enchaîner : «Dites-moi comment il se trouve que des partis politiques confortent le fait qu'un homme malade puisse encore postuler à un autre mandat ?» Jil Jadid présentera-t-il son candidat pour la prochaine présidentielle ? «Si une personnalité pouvant faire l'unanimité est candidate, nous la soutiendrons. Dans le cas contraire, les instances centrales de Jil Jadid en décideront dans les semaines à venir», a conclu Soufiane Djilali.  

El Watan

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