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Aliou Sow

Dr Aliou Sow, ancien ministre de la décentralisation, chargé des collectivités locales, a dressé un véritable réquisitoire contre Idrissa Seck. Le président du Mouvement patriotique pour le développement ( MPD/Liguey) a donné son avis sur le départ du président du parti Rewmi, de la coalition Benno Bokk Yaakaar, les retrouvailles préconisées de la famille libérale, mais aussi sur la traque des biens mal acquis. Aliou Sow était l'invité du Grand Oral de la Radio Rewmi Fm. Il répondait aux questions de Fatou Thiam Ngom et Pape Souleymane Kandji.

Départ de Rewmi de la coalition Benno Bokk Yaakaar

Aliou Sow n'est pas surpris par ce clash, lequel, selon lui, était non seulement inéluctable, mais " ne mérite pas un traitement particulier ". Dr Sow pense que ce départ de rewmi représente " la premiere partie d'une série de ruptures, de clash et de fissures". Poursuivant son analyse, l'ancien ministre pense que cette coalition est " un agrégat d'ambitions individuelles qui se retrouvent autour d'une sorte de partage du gâteau national, de positionnement et de précipitation vers les avantages, sans assumer ensemble les conséquences négatives". Pour lui, les membres de la coalition Benno Bokk Yaakaar étaient unis simplement pour le départ de Wade.

A l'origine de la rupture entre Macky Sall et Idrissa Sack, Aliou Sow soutient qu'il y'a un un problème de personne. Il fait remarquer que le Maire de Thiès considère Macky Sall comme son ancien jeune qui lui obeissait, qu'il avait parrainé. Très dur contre le président de Rewmi, Aliou Sow de poursuivre : " Idrissa avait cette posture du leader craint, qui dirigeait presque le parti d'une main de fer sur la base de menaces et de sanctions, ou de promotions parfois basées sur l'amitié ou la proximité ". Pour Aliou Sow, " il est difficile pour Idrissa Seck d'accepter, psychologiquement, que son "ex-jeune" vienne le coiffer au poteau dès le premier coup d'essai". Et de poursuivre: " S'il ne fait fait pas attention, il aura une autre surprise".

Ambitions présidentielles

Aliou Sow souhaite un jour, être le président de la République du Sénégal. A ce propos, il a dit : "Je souhaite vivement être Président et j'y travaille. Je suis tenu par un devoir d'ambition. Depuis le jour de la passation de pouvoir d'Abdoulaye Wade à Macky Sall, mes réflexions, mes fréquentations, mes actions quotidiennes, militent en faveur d'une candidature presidentielle triomphale, avec un projet de sociéte qui pourra changer les choses. Dans les tous prochains jours, je vais convoquer le 100 premiers responsables qui ont eu à recruter 2500 adhérants au Mpd, pour soumettre à leur appréciation, les projets de texte devant régir notre parti".

Idrissa Seck bien placé pour diriger les libéraux du Sénégal ?

Aliou Sow est formel : " Que tous les libéraux du Sénégal se rangent derriere Idrissa Seck, s'il n'a pas un destin présidentiel, il ne gagnera rien. Au Sénégal, on doit arrêter des coalitions qui ont pour ambition de faire partir quelqu'un".

Situation du Pds après le départ de Wade

Aliou Sow ne se réjouit pas de l'état dans lequel se trouve le Parti démocratique sénégalais. " La situation du Pds est génante pour un libéral né. Si le parti avait aujourd'hui, son compte bancaire, son patrimoine, ses fonds, son système de levée de fonds, avec un bureau structuré, il pourrait résister à l'ensemble des aléas".

Aliou Sow donne l'exemple de l'Ump en France et du parti socialiste du Sénégal. " L'Ump n'est plus au pouvoir ...leur situation financière s'est améliorée. Le Ps a perdu le pouvoir depuis 2000, pourtant ils résistent parce que c'était organisé à l'interne". "Quand j'entends certains faire appel à Wade pour mener le combat et être le chef de guerre, c'est inacceptable"dit-il

Traque des biens mal acquis

Aliou Sow n'est pas contre la traque des biens supposés mal acquis mais... Sur ce, il soutient : " La bonne gouvernance doit être clamée, mise en oeuvre et encouragée. Mais pas la bonne gouvernance sur fond de réglement de compte pour l'élimination de potentiels adversaires. L'impression que les sénégalais ont de la traque des biens supposés mal acquis n'est pas si positive que ça, même si ce sont les sénégalais qui ont exigé, au début, la reddition des comptes. Il ne faut pas que l'on donne l'impression que nous vivons l'adage qui dit que "les vaincus ont toujours torts... malheur aux vaincus, ce n'est pas une bonne chose". M Sow ne dédouane pas pour autant les mis en cause. Il pense qu' "un homme politique, qui n'est pas un homme d'affaires, qui n'est pas un héritier, s'il devient riche parce qu'il est politique, son cas devient trés serieux".

L'ancien ministre soutient que pour avoir 1 milliard 200 millions de francs Cfa, il faut travailler pendant 10 ans, avec un salaire de 10 millions par mois, sans rien dépenser. Il donne l'exemple des présidents Abdou et Senghor. " Abdou Diouf nous a dirigés pendant vingt ans et on ne lui connait pas, dans tout le Sénégal, un immeuble ou un patrimoine extraordinaire. Qui connait un bien monstrueux pour Senghor qui a dirigé pendant vingt ans ?.

Pour le cas Karim rien n'est prouvé? selon Aliou Sow. "J'ai mal pour Karim, et je prie vivement pour que toutes ces accusations s'écroulent comme un château de cartes un jour, et qu'il s'en retrouve grandi. Si ce qu'on lui reproche est avéré, je ne le frequenterait plus jamais ", a-t-il laissé entendre.

REWMI.COM/MK

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