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Mon Journal et Jaridati toujours interdits d’impression

Deux quotidiens nationaux ont cessé de paraître depuis mardi dernier. Il s'agit de Mon Journal et Jaridati, qui appartiennent à Hichem Aboud et font l'objet d'une interdiction d'impression. «Celui qui est derrière l'interdiction de parution de mes journaux est un criminel car il empêche 160 familles de subvenir à leurs besoins», nous a indiqué, hier, Hichem Aboud, dans un entretien téléphonique. «Je n'ai pas reçu de notification. C'est une interdiction illégale. C'est une décision de Saïd Bouteflika», a-t-il ajouté. Par conséquent, la direction ne peut pas payer le personnel, notamment les journalistes. «Depuis le mois de juin, mes journaux sont privés de publicité», ajoute M. Aboud. Les deux quotidiens ont, pour rappel, beaucoup travaillé ces derniers temps sur les dossiers de corruption. Divers écrits de ces publications ont pointé du doigt le frère du chef de l'Etat, allant jusqu'à l'accuser de faire partie de «réseaux mafieux». Le directeur de publication, Hichem Aboud, désigne en outre «Saïd Bouteflika comme étant l'homme derrière ces interdictions de parution» ; il lui reproche également d'être derrière l'embargo qu'il subit en matière de publicité via l'ANEP. Officiellement, les deux quotidiens n'ont pas été imprimés pour des retards de payement des frais d'impression. Cependant, la direction de Mon Journal et Jaridati rappelle que plusieurs quotidiens sont endettés à hauteur de plusieurs milliards de centimes sans être inquiétés. Elle indique par ailleurs que «le directeur de l'imprimerie reçoit des instructions d'en haut». Nous avons tenté de joindre la Société d'impression d'Alger, en vain. Le ministère de la Communication n'a pas répondu à nos sollicitations pour connaître sa version. Les publications de Hichem Aboud ont déjà fait l'objet d'une interdiction de parution en mai dernier ; à l'époque, les deux quotidiens avaient traité de la santé du chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika. Une plainte a été déposée par Hichem Aboud auprès du Haut-commissaire des droits de l'homme de l'ONU, à Genève, pour dénoncer les privations de droits et d'expression. «Je ne me tairai pas. Je me battrai pour mes droits», nous a affirmé Hichem Aboud.

El Watan

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