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FDR : Le choix de l’opposition motive t-il tout le monde ?

Les membres du FDR (photo archives)

A la proclamation des résultats du second tour de l'élection présidentielle, le Front pour la Démocratie et la République (Fdr), regroupant l'Urd et d'autres partis et organisations, a déclaré être prêt à aller à l'opposition. Avec la formation du nouveau gouvernement, le parti du candidat Soumaila Cissé, qui s'affiche comme le chef de file de la prochaine opposition parlementaire, ne laisse aucune occasion passée pour critiquer l'action du régime en place. Mais, peut-il, compter sur l'accompagnement des autres formations politiques membres, dont la plupart semblent aujourd'hui partager entre aller à l'opposition ou, profiter des prochaines élections législatives, pour sauter hors du navire Fdr et rejoindre le clan de la majorité présidentielle qui peut offrir mieux que l'opposition...

 

En démocratie, le principe veut que celui qui remporte les élections gouverne ; et que le ou les perdants jouent le rôle de contrepouvoir. Avec l'élection, le 11 août dernier de Ibrahim Boubacar Keita, à la magistrature suprême, la question de la composition de l'Assemblée nationale où il (IBK) a besoin de se trouver une majorité confortable, revient sans cesse dans les débats politiques ces derniers temps. Ce qui focalise les attentions sur le Fdr, ou plutôt sur le comportement de certains de ses membres qui, analysent certains, pourraient profiter de ce dernier virage (les législatives) pour «fuir l'opposition», en allant renforcer les rangs de l'alliance le Mali d'abord. Une situation qui, si elle doit arriver, ne doit point surprendre. Pour qui connaît les contours de l'adhésion quasi générale des partis politique maliens, au consensus auquel leur avait convié, l'ancien président Amadou Toumani Touré.

 

Sous son ère, en effet, la démocratie au Mali, à la malienne, doit-on plutôt dire, s'est illustrée, dix ans durant par la quasi inexistence d'une opposition organisée et suffisamment audible pour influer sur certaines décisions et réformes adoptées comme dans une chambre d'enregistrement.

 

Répondant favorablement au consensus souhaité, en son temps, par Amadou Toumani Touré, la quasi-totalité des leaders politiques qui ont donné du fil à retordre au président Alpha Oumar Konaré, ont accepté l'offense faite aux partis politiques qui ont perdus le pouvoir face à un indépendant. Ils ont, pour la plupart préféré se retrouver autour de la table. Mais la vraie explication, du moins l'une des plus plausible, c'est qu'il s'agissait pour ces différents leaders politiques, de garder une santé financière à défaut de remporter la présidentielle. Pour cela, il fallait surtout éviter de se retrouver à l'opposition où, selon eux, il y a peu, très peu, de privilèges. Pas de département à gérer, pas de services nationaux ni ces projets ou programmes avec des milliards de budget de fonctionnement.

 

Des milliards qui ne sont confiés qu'aux seuls membres du réseau. Assurément, il n'est pas bon, au Mali, d'être dans le box de l'opposition parlementaire. Cela se ressent même aujourd'hui où des partis comme le Sadi ou le Bara qui ont eu à passer les dures épreuves à l'opposition, se sont déjà rangés du coté de Ibrahim Boubacar Keïta qu'ils ont, selon eux, concouru à élire à la présidence.

 

Fait troublant : ce sont certains ralliements dont le camp IBK a bénéficié entre les deux tours de la présidentielle. Parmi lesquels, des gens qui ont fait la pluie et le beau temps avec ATT. Sentant le vent tourné, ils ont vite changé de fusil d'épaule pour se retrouver aux cotés du vainqueur, plus par opportunisme que par une quelconque volonté de faire «le changement» comme certains aiment le dire.

 

De quel changement d'ailleurs ceux-ci peuvent-il parler dans un pays où, pendant les 10 voire les 20 dernières années, on les retrouvait au niveau de toutes les sphères de l'Etat.

 

Avec, le nouveau Mali, qui a commencé avec le vote massif des Maliens pour Ibrahim Boubacar Keita, il s'agit à présent pour lui de faire en sorte que les choses soient mises dans leur cadre, qu'on ait une vraie opposition. Et qu'on ne retombe plus dans l'indifférence et la chienlit dans lesquelles le pays a évolué pendant ces dernières années. Ce qui nécessite que soit respecté le choix du peuple, qui en votant comme il l'a fait pour IBK, donnait un signal fort : écarter certains des affaires de l'Etat.

 

Seulement voilà. Certains ne semblent pas faire cette lecture du vote des Maliens. Parmi eux, des partis membres du Fdr, mais qui hésitent encore à assumer leur rôle d'opposition aux coté de l'URD. Un parti qui lui, est déjà très avancé sur ce terrain.

 

En effet, contrairement à Soumaila Cissé qui multiplie les déclarations et qui n'a pas hésité à donner son avis suite à la formation du premier gouvernement du premier mandat IBK, certains compagnons de lutte, semblent encore préférer la fine bouche aux déclarations tapageuses. Ce qui conduit certains à leur prêter l'intention de profiter des législatives pour abandonner le Fdr et son option d'aller à l'opposition....

 

Source : Papa Sow Maliweb.net

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