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Patrouilles d’envergure de l’armée dans le secteur de Léré : DES RESULTATS PROBANTS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Foïta, l'armée enregistre 3 blessés dans ses rangs, arrête 9 malfaiteurs et confisque un 4X4

L’armée  nationale poursuivait hier son opération de sécurisation lancée cette semaine dans  certaines parties du pays. Cette opération est marquée par des patrouilles d’envergure qui ont conduit à plusieurs interpellations. C'est une de ces patrouilles mixtes composées d'éléments de Nampala et de Sévaré qui a été attaquée mercredi par des bandits armés. L'accrochage  est survenu aux environs de 9 heures près du puits de Foïta, une localité située dans la zone de Léré à la frontière avec la Mauritanie.

Le bilan est de trois militaires légèrement  blessés (un caporal de Banankoro et deux soldats de Sévaré). L'armée a procédé à 9 arrestations dans les rangs des assaillants et un véhicule tout terrain de marque Toyota a été saisi sur les bandits. La vie d'aucun de nos  militaires blessés n'est en danger.

La décision d'organiser des patrouilles d'envergure a été prise par les autorités militaires à la suite d'un constat : depuis quelques mois la zone du Méma est devenue un nid de grand banditisme. Il faut préciser que la zone appelée « Méma » est l'espace qui va de Nampala à Léré et qui se prolonge jusqu'à la frontière de la Mauritanie. Foïta, un poste jadis tenu par la Garde nationale, est devenu un carrefour de prédilection des grands voleurs.

Le grand banditisme dans la zone se manifeste par des enlèvements de bétails, des braquages et  des meurtres de paisibles citoyens. C'est ainsi que le 11 août dernier, un notable touareg du nom de Abdoulaye Ag Mohamed Ali, dit «Bolla» était lynché à mort à Léré. D'aucuns avaient alors parlé de règlement de comptes (lire l'Essor du 20 août). Quelques jours plus tard, cinq bergers peulhs étaient égorgés à 25 km de Léré en allant vers Niono, précisément à Takarma, une zone bien connue des éleveurs de la zone. Plusieurs témoignages avaient alors assuré qu'ils auraient été tués par des individus appartenant à la communauté du défunt Abdoulaye Ag Mohamed Ali.

Depuis, le banditisme résiduel qui sévissait dans la zone depuis sa libération s'est transformé en fléau de grande ampleur. Des bergers sont ligotés et froidement fusillés et leurs troupeaux enlevés.

Face à ces crimes, le commandement de la région militaire n°2 a décidé la multiplication des patrouilles dans le secteur en question. C'est ainsi que le colonel Tackny Ag Intekane a supervisé du 29 août au 6 septembre, une grande patrouille dans le Méma. La patrouille planifiée par  le commandant de zone, le commandant du groupement tactique interarmes (GTIA-6) et le capitaine  commandant la 222è compagnie, était baptisée « Founoufounou » (tourbillon en en langue nationale bambara). Elle s'est organisée en deux échelons principaux : l'échelon de Diabaly conduit par le sous-lieutenant Mamary Konaté et celui de Nampala amené par le lieutenant Doundou Keïta.

Cette opération était destinée à traquer tous les malfaiteurs opérant dans la zone afin de permettre à la population de reprendre une vie normale. Le premier échelon, celui de Diabaly,  était chargé de se porter à Dioura et de fouiller tous les alentours des villages pouvant abriter des bandits. Quant au  deuxième échelon parti de Nampala, il devait aussi fouiller les villages et avait également mission d'intercepter d'éventuels fuyards.

Ainsi, sous la supervision du colonel Tackny Ag Intékane, le lieutenant Doundou Keïta et ses hommes ont fouillé une trentaine de villages et puits dont Bona hadj, Guiladio, Bona Mussoulé, Galo, Ziguini, Foita, Lorani Tolodj, Bindou tredj Bougri, Boukarysamba.

A Léré, où ils étaient allés se ravitailler en eau, les militaires ont enregistré les plaintes du maire de cette ville, Cheickna Dicko, et du chef de village. En réponse aux doléances des deux responsables locaux, le commandant de zone avait promis une présence accrue de l'armée sur le terrain.

Rentré  de sa mission de supervision le 6 septembre, le colonel Tackny Ag Intékane a tenu promesse en lançant le 8 septembre, une nouvelle patrouille, cette fois mixte. « Founoufounou » avait déjà permis aux militaires de recueillir des renseignements sur la présence de bandits dans le secteur. Ceux-ci s'organiseraient à partir de Fassalé, un village situé en territoire mauritanien. Toujours selon les renseignements, ces malfaiteurs seraient constitués en majorité de déserteurs de nos forces armées et de sécurité. Les connaissances militaires acquises sous les drapeaux leurs permettent de monter avec une certaine sophistication leurs opérations criminelles. Les récentes patrouilles militaires ont resserré l'étau sur eux et rassuré la population désemparée par leurs exactions répétées.

Hier encore, les neufs bandits interpellés étaient détenus à la brigade de gendarmerie de Niono pour leur audition. Le colonel Tackny Ag Intékane assure que ces bandits ne sont pas des éléments du MNLA. « Il faut que les gens cessent  de faire du cinéma. La Région de Ségou n'est pas le nord. Même au temps de l'occupation, le MNLA n'était pas présent dans le secteur. Il n'y avait que des jihadistes », estime le commandant de la 2è région militaire en soulignant que dans l'Accord préliminaire de Ouagadougou,  aucune localité de la Région de Ségou n'a été retenue comme site de cantonnement d'un mouvement rebelle. Tout bandit rencontré dans le secteur par les patrouilles subira donc le sort qu'il mérite, promet Tackny Ag Intékane.

Le colonel Diarran Koné du ministère de la Défense et des Anciens combattants confirme qu'il n'y a eu aucune violation de l'Accord de Ouagadougou. Car le lieu de l'escarmouche ne fait pas partie des sites de cantonnement convenu entre le gouvernement, les groupes armés et la communauté internationale. « Hors de ces sites, tout autre regroupement d'hommes armés sera considéré plutôt comme une violation de l'Accord signé à Ouagadougou le 18 juin dernier ». « Nos éléments sécurisent les populations de cette localité contre les groupes de bandits qui prennent du plaisir à les  dépouiller », a-t-il ajouté.

S. KONATE

et A. DIARRA

 

L'essor

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