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Un soldat de la Séléka devant la mosquée de Bangui, 30 mars 2013 / REUTERS
Un soldat de la Séléka devant la mosquée de Bangui, 30 mars 2013 / REUTERS

Centrafrique: les crimes de la Séléka ne resteront pas impunis

Après avoir longtemps semé la terreur, des miliciens de l'ex-rébellion ont été condamnés par la justice.

C’est «la fin de l’impunité», se réjouit le porte-parole de la présidence centrafricaine. Selon RFI, le 11 septembre 2013, seize combattants de la Séléka, l’ancienne milice rebelle qui a chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars dernier, sont condamnés à 8 ans de prison par le Tribunal de Grande instance de Bangui.

Le procureur avait requis une peine de 10 ans pour l’accusation de pillage, mais pour la présidence, il s’agit déjà d’une sanction «exemplaire», rapporte la radio.

Il s’agit de la première comparution —et de la première condamnation— des miliciens de la Séléka devant la justice.

Ils étaient jugés pour des faits commis lors d’une opération de désarmement «musclée» dans les quartiers nord de Bangui le 20 août 2013, selon le site. Leur intervention a fait 11 morts et une trentaine de blessés. Les miliciens de la Séléka auraient tiré sur la population, pillé des habitations et provoqué des incendies, d’après RFI.

Cette décision de justice intervient dans un contexte très tendu. Des affrontements violents ont éclaté entre les pro-Bozizé et les membres de la Séleka le 7 septembre, faisant près de 100 morts et une cinquantaine de blessés, explique RFI.

Que fait Djotodia?

Le président Michel Djotodia, considéré comme incapable de gérer la situation, a réagi en limogeant le chef d’état-major des armées le 10 septembre, ainsi que le directeur de la sécurité présidentielle et le patron de l’armée de l’air. Le général Dollé-Waya officiait déjà sous Bozizé. Le président a donc voulu s’assurer la présence d’un homme plus fidèle en choisissant le général Ferdinand Bombayéké, ancien proche de l’ex-président Patassé.

La situation est revenue au calme mais les tensions restent très vives, souligne RFI. Les groupes armés auraient quitté la ville pour se réfugier dans la brousse.

Les civils restés sur place craignent une montée des violences confessionnelles. D’après RFI, des musulmans et des chrétiens «ont tour à tour été pris pour cibles».

La Force Multinationale des Etats d'Afrique Centrale (FOMAC) a déployé près de 2.000 dans le pays, mais cela reste insuffisant, déplore l’article. En attendant, la Centrafrique reste dans l’impasse.

Lu sur RFI

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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