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La tension persiste

La crise qui couve au sein du Rassemblement national démocratique (RND) est loin d'être résolue. Les préparatifs du 4e congrès du parti, qui aura lieu à la fin du mois de décembre prochain, exacerbent la rivalité entre les proches de l'ancien secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, et les redresseurs. Les élections des membres des commissions de wilaya pour la préparation de ces assises qui se sont déroulées, le week-end dernier, ont suscité de nouvelles contestations des membres du mouvement de redressement du parti. Ils protestent contre «la mainmise des pro-Ouyahia sur lesdites commissions». Et le conflit risque de perturber les travaux de la réunion de la commission nationale de préparation du congrès qui se réunira, le 19 septembre prochain, pour évaluer les élections des commissions de wilaya. Les animateurs du mouvement de redressement, qui enregistre des défections dans ses rangs, affirment que «le congrès est déjà ficelé». Pour eux, le secrétaire général par intérim, Abdelkader Bensalah, est entouré de proches d'Ahmed Ouyahia qui s'occupent, avec l'aide de quelques membres du mouvement de redressement qui «ont trahi Yahia Guidoum», des préparatifs de ce rendez-vous. «Le RND est devenu, avec Abdelkader Bensalah, comme un comité de soutien. Il ne s'apprête à jouer aucun rôle lors de la prochaine présidentielle. Il ne dispose pas de leaders qui peuvent faire consensus», déplore un membre du mouvement de redressement qui a requis l'anonymat. Selon lui, la démarche adoptée pour la préparation du congrès est biaisée. «Elle ne réglera pas la crise. Je pense qu'on n'ira même pas au congrès», soutient-il. Ce n'est pas l'avis de la direction du parti qui se félicite «du déroulement dans la transparence des élections des commissions de wilaya». «Les élections se sont déroulées dans le calme et en toute démocratie. Il est vrai qu'il y a eu une concurrence entre militants, mais dans le respect des règles démocratiques», souligne Nouara Saâdia Djaâfar, porte-parole du RND. C'est ce que pense aussi Tayeb Zitouni, l'un des meneurs de la fronde contre Ahmed Ouyahia en janvier dernier. «Nous avons lutté contre des pratiques antidémocratiques et non pas contre des personnes. Nous ne sommes pas contre les individus. Les élections ont eu lieu démocratiquement et c'est ce que nous voulons. J'ai été à Batna et les militants dans cette wilaya nous ont donné une très belle leçon de démocratie», assure-t-il. Un des cadres du parti, proche d'Ahmed Ouyahia, estime également que ceux qui crient au scandale «n'ont aucune chance de figurer dans les commissions en question». «Ce sont plutôt des déçus qui cherchent à semer la zizanie dans les rangs du parti», dit-il. Ce dernier nie également l'existence de toute volonté chez l'ancien secrétaire général de reprendre les commandes du parti. «Il est normal qu'Ahmed Ouyahia, de par son bilan et son passé à la tête du parti et du gouvernement, dispose d'un capital sympathie parmi les militants. Mais Ahmed Ouyahia n'a pas envie de revenir, sauf s'il y a vraiment nécessité. S'il voulait reprendre les commandes du RND, il n'aurait pas quitté son poste en janvier dernier. Et ce ne sont pas les redresseurs qui l'ont poussé à la porte», précise notre interlocuteur. Selon lui, Ahmed Ouyahia «a quitté le parti pour le sauvegarder et consolider son unité». Tayeb Zitouni écarte aussi cette possibilité. «Nous ne l'avons pas poussé à la démission pour qu'il revienne aujourd'hui. Il n'a aucune chance.» 

El Watan

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