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- Le terrorisme et la criminalité organisée, dont le trafic de drogue, sont les menaces auxquelles la Libye fait face depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi. Qu'attendez-vous de cette participation à la conférence régionale d'Interpol ?   Il est vrai que notre participation à cette conférence intervient au moment où notre pays vit une situation particulière, comme cela est le cas pour beaucoup d'autres touchés par le Printemps arabe. La Libye espère, avec l'aide d'Interpol et de certains pays, assumer son devoir de sécurisation de ses frontières et de protection de ses ressortissants. A ce titre, j'en profite pour exprimer le remerciement de mon pays à l'Algérie pour les efforts importants qu'elle consent pour assister l'institution sécuritaire libyenne et lui fournir l'aide nécessaire à travers, entre autres, la prise en charge de la formation de nos policiers. Un programme de coopération sécuritaire a été mis en place et porte ses fruits.  Nous espérons tirer profit de cette conférence pour obtenir l'aide d'Interpol, en particulier pour demander l'arrestation des adjoints de l'ancien régime qui se trouvent dans des pays membres de l'organisation policière, alors qu'ils ont commis des crimes. Le principe de tout policier est de ne jamais permettre à un criminel d'échapper à la justice. Nous voulons qu'en plus de l'aide technique qu'elle fournit, Interpol pèse de son poids pour nous permettre d'obtenir l'extradition des membres du régime d'El Gueddafi exilés dans des pays voisins, d'où ils continuent à porter atteinte à l'ordre public à travers des campagnes de déstabilisation du pays.   - De quels pays voisins, parlez-vous ? Est-ce l'Algérie ?   Je ne vise pas l'Algérie, parce qu'elle a déjà dit son mot au sujet de cette affaire. La famille d'El Gueddafi, selon les autorités algériennes, a quitté l'Algérie. En plus, quand je parle des membres de la famille d'El Gueddafi, je vise ceux réclamés par les autorités judiciaires libyennes. En fait, les pays frères qui protègent les rescapés du régime d'El Gueddafi sont, par exemple, le Niger, avec lequel nous entretenons de bonnes relations, mais aussi d'autres qui, malheureusement, ferment les yeux sur les activités subversives de leurs hôtes.   - La Libye d'aujourd'hui est confrontée non seulement à une recrudescence de la violence armée, une prolifération inquiétante des armes, mais aussi à une situation des plus critiques au niveau de ses frontières sud. Peut-elle relever ces défis ?   La question de la prolifération des armes en Libye n'est pas nouvelle. Tout le monde sait que le régime d'El Gueddafi dépensait l'argent des Libyens en achetant des quantités importantes d'armement. Ce monde-là aurait dû réagir à cette machine. Dans l'esprit d'El Gueddafi, cet arsenal était le seul moyen de préserver son pouvoir. Mais la volonté du peuple a été plus forte. Après ce qui s'est passé, la Libye s'est retrouvée envahie par les armes. Les autorités sécuritaires font tout leur possible pour venir à bout de cette épreuve, en comptant sur l'aide des pays frères, notamment certains de nos voisins, afin de construire une institution sécuritaire forte qui rétablira l'ordre public et sécurisera les frontières.   - Est-il possible de désarmer sans risque des centaines de milliers de citoyens ayant pris les armes pour ne plus les déposer ?   Pourquoi pas ? Lorsqu'il y aura une politique claire et bien définie sur la question de la circulation des armes et de l'institution sécuritaire, la situation pourra être facilement maîtrisée. Les Libyens sont prêts à déposer leurs armes, mais il faut réunir les conditions qui leur permettent de vivre dans la sécurité et la stabilité. Cela étant, il faut préciser que certains groupes armés existaient bien avant la chute du régime d'El Gueddafi. Ce dernier faisait dans le trafic d'armes avec certains pays voisins, comme le Niger, mais aussi avec des groupes qui ne dépendent pas nécessairement des Etats. Il traitait ses affaires officieusement et rarement officiellement. Il était très généreux avec ses alliés. Il distribuait l'argent du peuple comme si c'était le sien. C'est son régime qui est responsable de toute cette situation d'insécurité dans laquelle la Libye se retrouve. Nous espérons, avec le soutien et l'aide de nos amis, faire sortir le pays de cette crise le plus rapidement possible.  

El Watan

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