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La réponse d’ADM aux motards

L'association des motards du Maroc lutte depuis quelque temps pour avoir une tarification adaptée aux motos. En effet, la société nationale des Autoroutes du Maroc met voitures et motos dans la même classe de péage, ce qui déplait aux motards. «Ces deux véhicules n’ont aucun point en commun, ni en matière d’encombrement, ni par rapport à l’agressivité sur l’autoroute puisque le passage de quatre roues use la chaussée plus que deux roues», peut-on lire dans un communiqué. «Dans tous les pays du monde, ce problème a bien été pris en compte par les sociétés gérant les autoroutes sauf au Maroc», poursuit-on. Cette situation est considérée par les motards marocains comme une “aberration”, voire une «injustice», car mettre la moto dans la même catégorie que la voiture reviendrait à « mettre dans la même catégorie la voiture et le camion ou l’autobus». Les critères retenus par ADM pour la définition des classes de péage sont la hauteur, la longueur du véhicule, en plus du coût d’exploitation et de maintenance de l’ouvrage engendrés par le passage des différents véhicules et de leur agressivité sur l'autoroute. Selon les motards marocains, un deux-roues motorisés pesant 200 kg engendre une usure moins importante de l’asphalte qu’un 4×4 de trois tonnes.

«En France par exemple, la voiture est classée dans la 1ère catégorie et la moto dans la 5ème catégorie. Le résultat est que la moto paie la moitié du tarif de la voiture lors de l’utilisation de l’autoroute en France», explique un motard. Pour ADM, la demande émanant des Association de Motards n'est pas fondée sur des raisons économiques et financières recevables. «Les motos profitent des mêmes avantages que procure l'infrastructure autoroutière aux autres catégories de véhicules», dit le communiqué d'ADM.

D'après le communiqué, le Maroc ne constitue pas une exception : la majorité des pays du bassin méditerranéen intègrent les motos dans la même classe que les véhicules légers. ADM affirme que les tarifs Véhicule Léger pratiqués au Maroc sont nettement inférieurs à ceux des autres pays benchmarkés. En France, les sociétés concessionnaires d'autoroutes répercutent annuellement un pourcentage entre 0,7% et 0,85% du taux d'inflation sur les tarifs de péage.

Les autoroutes du Maroc considèrent que la comparaison faite par les Associations des Motards par rapport au cas particulier français est biaisée puisque le tarif kilométrique appliqué en France pour les motos avoisine le double (1.78) du tarif kilométrique pratiqué pour la même catégorie de véhicules sur les autoroutes marocaines.

La Société Nationale des Autoroutes du Maroc a donc rejeté la réclamation  des motards appelant à une tarification adaptée.

AL

La Nouvelle Tribune

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