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Revue de Presse. Remaniement ministériel : un gouvernement pour le 4e mandat ?

Abdelaziz Bouteflika a procédé, hier, à un vaste et profond remaniement du gouvernement Sellal comprenant, notamment, les portefeuilles-clés de souveraineté comme la Défense nationale, l'Intérieur, la Justice et les Affaires étrangères. Ce grand changement, prévu depuis quelques semaines, aura, par ailleurs, été fatal aux ministres du FLN, cinq en tout, qui avaient «osé» ne pas soutenir «l'option Saïdani», comme ordonné par Bouteflika.

Abdelmalek Sellal, qui souhaitait vivement ce remaniement, lui qui avait hérité d'une équipe qu'il n'avait pas du tout choisie, aura désormais deux super-ministres à ses côtés.  D'abord, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, nommé vice-ministre de la Défense nationale tout en gardant son statut de chef d'état-major de l'armée, ce qui en fait, avec en plus les derniers réaménagements qui ont concerné les services de sécurité, l'homme le plus en vue de l'exécutif.

Autre poids lourd, Tayeb Bélaïz. Président du Conseil constitutionnel jusqu'à hier, cet autre homme de confiance de Abdelaziz Bouteflika prend le très sensible ministère de l'Intérieur en remplacement de Daho Ould Kablia avec le statut de ministre d'Etat.
Un autre fidèle parmi les fidèles au patron d'El-Mouradia, à savoir Tayeb Louh, se voit, lui aussi, promu ministre de la Justice, garde des Sceaux. En quelque sorte, il sauve l'honneur du FLN qui perd pas moins de cinq ministres à l'occasion : Amar Tou, Rachid Harraoubia, Abdelaziz Ziari, Rachid Benaïssa et Moussa Benhamadi. Au moins deux parmi eux, Ziari et Benhamadi, avaient été dans le collimateur de Abdelmalek Sellal, depuis des mois.

Autre changement d'envergure dans le gouvernement, l'arrivée d'un diplomate de haut rang au ministère des Affaires étrangères en remplacement de Mourad Medelci, à savoir Ramdhane Lamamra. Ancien ambassadeur et diplomate chevronné et spécialiste des missions «délicates», il avait comme dernier poste, jusqu'à hier mercredi, celui de président de la Commission de sécurité auprès de l'Union africaine.  Dans les portefeuilles de souveraineté, d'où est, par ailleurs, écarté le général Abdelmalek Guenaïzia, l'on compte deux «rescapés» : Youssef Yousfi à l'Energie et Karim Djoudi aux Finances, cela, certainement pour rassurer les partenaires économiques de l'Algérie. Ce dernier sera toutefois assisté par un «ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget», un nouveau poste qu'occupera Mohamed Djellab. Un choix qui s'explique par les problèmes de santé dont souffre Karim Djoudi.  Mohamed Djellab était jusque-là, directeur général du Crédit populaire d'Algérie (CPA). Ce remaniement consacrera aussi les promotions respectives de deux ministres présidents de partis politiques : Amara Benyounès du MPA qui passe de l'Environnement au ministère du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, et Amar Ghoul du TAJ qui quitte, lui, les Travaux publics pour le ministère des Transports.

En revanche, deux partis, le PLJ et l'ANR, seront écartés du gouvernement à travers les limogeages de leurs présidents respectifs : Mohamed Saïd qui est remplacé à la Communication par Abdelkader Messahel et Belkacem Sahli, dont le ministère délégué à la Communauté nationale à l'étranger sera tout bonnement supprimé. Aussi, et comme demandé par Abdelmalek Sellal, tous les ministères délégués ou secrétariats d'Etat ont été supprimés. A l'exception du ministère délégué à la Coopération maghrébine et africaine qu'occupe désormais Abdelmadjid Bouguerra, l'actuel ambassadeur d'Algérie à Berlin. Au moment où Belkacem Mellah est limogé tandis que ses «homologues» Dalila Boudjemaâ et Mohamed Amine Hadj Saïd sont promus respectivement ministres de l'Environnement et du Tourisme.  Par ailleurs, quatre walis sont promus ministres : le wali de Tlemcen, Abdelwahab Nouri, à l'Agriculture ; le wali d'Oran, Abdelmalek Boudiaf, à la Santé ; le wali de Constantine, Nouredine Bedoui, à la Formation professionnelle, et le wali de Annaba, Mohamed El Ghazi, nouveau ministre auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme du service public. Autre «technocrate» à faire son entrée au gouvernement, Farouk Chiali, directeur du Cned, un bureau d'étude rattaché au ministère des Finances, qui se voit nommé ministre des Travaux publics. Autres remarques à relever sur ce remaniement, celle des reconductions de «vieux» membres du gouvernement comme Mohamed Cherif Abbès, Ghoulamallah ou Khalida Toumi, et Mustapha Benbada, d'un revenant comme Tebboune, de «nouveaux» comme Hocine Necib mais, surtout, le limogeage du plus ancien des ministres algériens, Cherif Rahmani. Ce dernier était ministre en 1987 déjà  !

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