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Accidents de la route : L’hécatombe n’est pas prête de s’arrêter !

Il ne passe pas un jour sans qu'un accident de la circulation grave ne soit signalé. Que ce soit sur le périmètre urbain ou rural, le Maroc est champion sur ce registre. Chaque année, on déplore environ 4000 tués, soit une perte de 14 milliards de Dhs, l'équivalent de 2% du PIB. Les chiffres ont été particulièrement alarmants durant le mois d'août et cela se poursuit en septembre. Alors qu'en France, on annonce une baisse de 3.3% des accidents de la route entraînant la mort, le Maroc enregistre une hausse vertigineuse des accidents mortels. Du 13 août au 1er août, près de 75 personnes ont trouvé la mort sur nos routes. Pas plus tard qu'hier, une famille de trois personnes (les parents et leur fille) a été tuée dans un accident de la circulation survenu  à Kénitra. Ils ont été percutés par un camion alors qu'ils étaient sur un vélomoteur. Quatre autres personnes ont trouvé la mort dans un accident de la route survenu dimanche soir au niveau de la commune d'Amskroud, sur l'autoroute Marrakech-Agadir. Encore une fois, c'est un semi-remorque qui percuté une voiture, causant la mort des victimes.  Le même jour, une autre personne a péri sur la route de ksar Sghir. Et une semaine auparavant, cinq personnes sont décédées suite à un accident de la circulation dans la région de Ouarzazate. A ce rythme, nous allons sûrement dépasser les 4000 morts déplorés cette année. C'est dire qu'aucune région n'est épargnée, du nord au sud et de l'est à l'ouest, les routes du Maroc demeurant les plus meurtrières. C'est dire aussi, que le nouveau Code de la Circulation acté Karim Ghallab, à l'ère du Gouvernement Abbas El Fassi, censé réduire les accidents de la circulation, n'a absolument pas changé les choses. Une seule question revient sans cesse : pourquoi cela ne cesse-t-il pas ? Pourquoi a-t-on du mal à résoudre ce problème ?

En effet, malgré les diverses campagnes de communication (sensibilisation), un code des plus durs, et les  nombreuses stratégies du comité nationale de lutte contre les accidents de la circulation, on ne s'en sort  pas. Certes, il y le problème d'infrastructures, l'incivisme des Marocains, l'ignorance des lois…qui sont autant de facteurs à l'origine de cette situation, mais nous sommes tentés de dire que la corruption demeure la principale cause.

Nul besoin d'être un analyste pour comprendre.  L'état technique des poids lourds (camion, auto cars…), qui sont souvent à l'origine des accidents graves, mais aussi la surcharge, le non-respect du temps de repos, la formation des conducteurs… sont autant d'indices, qui mettent la puce à l'oreille (il est très rare que des véhicules de la CTM soient mis en cause dans un accident de la route).

Donc, tant que l'on n'aura pas réglé le problème de la corruption, mais aussi de l'impunité (certaines personnes parce qu'ils sont soit disant Monsieur Untel ou  Madame Unetelle, estiment qu'elles peuvent faire fi de la loi), les choses vont aller en empirant.

Leila Ouazry

La Nouvelle Tribune

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