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Pratique du commerce

Le client n'est pas forcément roi à Fada N'Gourma comme le dit l'adage populaire. En effet, l' « agressivité » des commerçants vis-à-vis des clients que l'on constate souvent dans les grands centres commerciaux, n'existe pas dans la cité de Yendabli. On peut traverser le grand marché de la ville, du Nord au Sud, sans qu'un commerçant ne daigne interpeller le passant pour lui proposer des articles. Cela peut paraître étonnant, mais c'est la réalité. En outre, pour faire des achats dans le marché de Fada, il faut toujours avoir de la monnaie ou des billets de banque en petites coupures en fonction des achats. Sinon cette fameuse phrase : « y a pas monnaie » est vite balancée.

Certaines femmes vont à l'extrême. Elles préfèrent laisser pourrir leurs condiments que de les brader quand la clientèle se fait rare. Et cette mentalité fait que Fada est connue comme l'une des villes les plus chères au Burkina. Du marché aux loyers en passant par les prestations de services, c'est le même constat. Tout est cher. A titre d'exemple, il y a des périodes où l'oignon (les plus petits d'ailleurs) s'achète à 50 F CFA l'unité, trois tomates à 200 F. Il n'est pratiquement pas possible de se louer une maison à moins de 15 000 F CFA, pour ne citer que cela.

Mais pourquoi la grande majorité des commerçants de cette ville, accorde-t-elle peu d'égard au client ? Selon certaines explications, tout Gourmantché se dit prince et se voit donc mal en train de se mettre au service d'autres personnes. Vrai ou faux, la vérification est difficile mais c'est tout de même ce qui est avancé pour justifier cette attitude. Si c'est le cas, pourquoi choisir de faire du commerce son métier si on sait que ce n'est pas là sa place ? En tous les cas, ce ne sont pas les activités qui manquent. On peut bien se tirer d'affaires en s'investissant dans des domaines tels que l'agriculture, l'élevage et bien d'autres. De toute vraisemblance, les gens d'ailleurs ont compris qu'il y a un terrain vierge à occuper et à exploiter convenablement. C'est pourquoi, de plus en plus, des jeunes viennent de certaines localités comme Pouytenga et Koupèla pour exercer leurs activités commerciales. Ils sont pour le moment plus présents dans le commerce ambulant mais finiront certainement par se créer des magasins et se sédentariser. Et cela au grand bonheur des citoyens qui pour le moment, n'ont autre choix que de se plier à la volonté du commerçant, car c'est une situation quasi-générale. Vivement que la situation évolue dans le sens positif pour soulager un tant soit peu, le pauvre citoyen.

Daniel ZONGO

Sidwaya

Le Faso

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