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Situation socio-économique : La Jamaâ s’y met !

Al Adl Wal Ihssane entame sa rentrée politique par la présentation d'un rapport accablant sur la situation économique et sociale du Royaume. Dans un ''Bayan'' de son Cercle Politique publié en ce début de semaine, l'Association a mis en garde Benkirane contre une imminente colère populaire en cas d’immobilisme des pouvoirs publics face à la situation socio-économique. Une sorte de conseil d'ami !

A en croire donc la Jamaâ, le Maroc connaît une série de hausses continues des prix, grevant le pouvoir d'achat des citoyens et aggravant encore plus une situation de spéculation flagrante.

Les Adlistes pointent du doigt également la passivité du Gouvernement face au phénomène de la rente et les dysfonctionnements structurels qui battent en brèche l'essence même de la transparence, la compétitivité, l'égalité des chances et la distribution équitable des richesses, lit-on dans le Bayan de la Jamaâ.

''La dégradation de la situation socio-économique enseigne sur une implosion sociale à l'horizon contre Al Fassad, l'absence de textes législatifs contraignants, la dépendance des institutions de gouvernance, la passivité des instituons de contrôle et d'inspection'', disent les Adlistes, tout en indiquant que le citoyen marocain lambda, vivant déjà une situation de misère, n'en peut plus : '' Le chômage, le gel des salaires, la corruption…sont autant de maux structuraux dont les frais sont payés par des citoyens engloutis dans la pauvreté''.

La hausse des prix du lait et des produits pétroliers, avec l'adoption en vue de l'indexation, témoignent d'un Maroc, souligne le Bayan de la Jamaâ, toujours peu soucieux de la situation matérielle de ses citoyens, de leurs attentes et de leurs aspirations.

''L'Etat n'arrive toujours pas à assurer la dignité aux Marocains, particulièrement les couches défavorisées qui vivent la souffrance au quotidien''.

Il ajoute que toutes ces hausses constatées aujourd’hui sont les résultats d'une politique économique recommandée par les seules institutions monétaires internationales et les principaux bailleurs de fonds : '' C'est pour cette raison que les hausses constatées ces derniers temps n'obéissent à aucune logique, mais elles sont le fruit des diktats des  institutions financières internationales'', explique le Bayan.

Face à cette situation, Al Adl appelle à la création d'un front populaire capable de mobiliser les populations marocaines victimes de l'injustice sociale, de l'économie rentière, de la discrimination, de l'isolement…

En somme, à travers ce document, la Jamaâ de Feu Yassine a bien voulu exprimer son inquiétude, mais surtout ses distances par rapport à un gouvernement conduit par des islamistes, avec lesquels leurs frères Adlistes ne sont pas pour autant d'accord.

H.Z

La Nouvelle Tribune

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