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Entretien avec…Tacko Gueye alias

Artiste-comédienne, animatrice, commerçante... Tacko Guèye alias «Deureum» a beaucoup de cordes à son arc. Mais, si la nouvelle recrue de la Tfm, veuve et mère de deux enfants, est une femme douze métiers, c'est parce qu'elle ne veut surtout pas être une proie facile pour le mâle.

«Deureum», le surnom est original. Mais d'où vous vient-il ?

C'est Boubacar Diallo alias Dj Boub's qui m'a donné le nom de «Deureum» depuis l'an 2000. A l'époque, je faisais de la radio, il était mon idole et je l'imitais dans tout ce qu'il faisait. Tout ce qu'il disait à l'antenne le matin, le soir je le reprenais systématiquement à Jappo Fm. Un jour, je suis allée le voir à la Rfm. Et quand je lui ai dit que je faisais de l'animation grâce à lui, il m'a dit qu'il faut persévérer et m'a donné beaucoup de conseils. Il m'a dit exactement : «Il n'y a pas de secret, seul le travail paie. Pour l'instant ne cherche pas de l'argent, mais fait tout pour plaire aux gens.» J'ai suivi ses conseils et je me suis (re)baptisée «Boub's bou Jiguèn». Quand, plus tard, je lui ai fait part de ce nom, il m'a dit de porter le nom de «Deureum». C'était à la Foire de Dakar, je vendais à la criée pour un étranger et je répétais : «Lo lal deureum, lo khol deureum (tout à 5 francs Cfa).» Des gens sont partis lui dire que «Deureum» fait un tabac au Pavillon Orange et, à la pause, quand je suis allée le voir, il m'a dit de maintenir le surnom de «Deureum», parce qu'il regorge de punch (...) Par la suite, j'ai quitté Diapo Fm pour Afia Fm où j'animais l'émission «La voix des fans» avec feu Jules Ndao, paix à son âme, et Soda Patra. Quand j'ai arrêté à Afia Fm, je suis retournée dans la débrouille. Là aussi, Boub's m'a beaucoup aidée. A chaque fois qu'un marché d'animation avec les camions sonorisés se présentait, il faisait appel à moi et non seulement il me payait gracieusement, mais aussi il m'offrait de l'argent.

Comment êtes-vous entrée dans l'animation ?

Depuis 1992, je suis dans l'art. J'ai fait du théâtre, de la danse, du chant. J'ai démarré avec la troupe de Demby Fall, Asc Jant bi.

Pourquoi avez-vous choisi l'art comme métier ?

J'étais tellement timide que quand je me rendais à une cérémonie où il y a beaucoup de monde, à mon retour, je tombais malade. Un jour, mon professeur de Musique, Ndéné Faye, m'a conseillée de faire du théâtre pour vaincre ma timidité. Mais, une fois dans le milieu, le théâtre est devenu ma passion. Il m'arrivait de sécher les cours pour me rendre aux répétitions. Parfois, il m'arrivait de me bagarrer en classe pour qu'on me renvoie, rien que pour ne pas rater mes répétitions. Mais, j'étais très douée pour les études. J'étais toujours parmi les 10 premiers de ma classe. Mais ma passion a fini par triompher et j'ai abandonné mes études. Ma mère a tout fait avant que mon père la convainque de me laisser poursuivre ma carrière d'artiste. Demby Fall nous a encadrés pendant plusieurs années, puis il nous a amenés à Daray Kocc. Mais, quelque temps après, je me suis mariée et mon époux ne voulait pas que je fasse du théâtre. Il a préféré l'animation. Il était compréhensible, il me laissait voyager partout pour faire de l'animation, mais ne voulais pas du théâtre.

Pourquoi ?

Il disait que les comédiens sénégalais ne sont pas considérés. Qu'on ne les payait pas à leur juste valeur. Pour lui, le théâtre est un métier qui ne nourrit pas son homme. On est connu, mais on ne gagne rien. Donc, pour lui, ça ne valait pas la peine que j'y perde mon temps. Mon principal défaut est que je suis très têtue. Cela a fait que, malgré la réticence de mon mari, j'ai quand même repris ma carrière.

Comment avez-vous atterri à la Télé futurs médias ?

J'ai toujours suivi la Tfm, depuis qu'elle a vu le jour. Quand le tournage du sketch «Mayacine ak Dial» a été arrêté, étant donné que je suis mère de deux garçons orphelins de père, je me suis lancée dans le commerce. J'ai fait dans du tout. J'ai ouvert une gargote à Diamalay où je vendais du poisson braisé et des sandwichs, en plus d'un travail à Sen Tv. «Yama ditakhe» de «Appartement 221», le «Talkshow» de Pape Cheikh Diallo, c'était moi. J'allais enregistrer mes émissions et après, je retournais tranquillement à ma gargote. Un jour, pendant que j'écaillais du poisson, Boubacar Diallo m'a appellée pour me dire de venir répondre à Ndiaga Ndour. C'est ainsi que je suis entrée à la Tfm.

Etes-vous prête à vous remarier ?

J'attends un homme sincère. C'est ce que je cherche. Toute femme aspire à cela. Je sais aussi gérer une maison, je maîtrise tout dans le ménage, je suis une femme complète avec ses astuces. Je n'ai pas de préférence en matière d'homme, seulement j'ai eu beaucoup de déceptions. Car certains hommes croient que les divorcées ou les veuves sont des femmes faciles. Moi, je n'ai pas le temps de jouer, je m'occupe de ma carrière et je vais tout faire pour réussir. Actuellement, je suis mariée au micro et je m'occupe de ma famille, car je suis l'aînée.

Quel est votre plus grand rêve ?

Mon plus grand et unique rêve est d'amener ma mère à La Mecque, la couvrir, elle et mon père, d'honneurs.

Votre rêve le plus fou concernant votre métier ?

Je veux réussir, sans aucun obstacle, et faire partie des meilleurs dans mon domaine, être au top. Je profite de cette interview pour tirer mon chapeau à Amina Poté, Ndèye Ndack, Siddate et mention spéciale à Boubacar Diallo (Dj Boub's) et l'ensemble de l'équipe de Tfm. Ils ne m'ont pas sous-estimée. Ils m'ont montré le chemin et je n'ai fait que suivre leurs pas.

L'Obs






















ENTRETIEN AVEC... TACKO GUEYE ALIAS «DEUREUM» - «Certains hommes pensent que les divorcées et les veuves sont des femmes faciles»


L'OBS - Artiste-comédienne, animatrice, commerçante... Tacko Guèye alias «Deureum» a beaucoup de cordes à son arc. Mais, si la nouvelle recrue de la Tfm, veuve et mère de deux enfants, est une femme douze métiers, c'est parce qu'elle ne veut surtout pas être une proie facile pour le mâle.



«Deureum», le surnom est original. Mais d'où vous vient-il ?

C'est Boubacar Diallo alias Dj Boub's qui m'a donné le nom de «Deureum» depuis l'an 2000. A l'époque, je faisais de la radio, il était mon idole et je l'imitais dans tout ce qu'il faisait. Tout ce qu'il disait à l'antenne le matin, le soir je le reprenais systématiquement à Jappo Fm. Un jour, je suis allée le voir à la Rfm. Et quand je lui ai dit que je faisais de l'animation grâce à lui, il m'a dit qu'il faut persévérer et m'a donné beaucoup de conseils. Il m'a dit exactement : «Il n'y a pas de secret, seul le travail paie. Pour l'instant ne cherche pas de l'argent, mais fait tout pour plaire aux gens.» J'ai suivi ses conseils et je me suis (re)baptisée «Boub's bou Jiguèn». Quand, plus tard, je lui ai fait part de ce nom, il m'a dit de porter le nom de «Deureum». C'était à la Foire de Dakar, je vendais à la criée pour un étranger et je répétais : «Lo lal deureum, lo khol deureum (tout à 5 francs Cfa).» Des gens sont partis lui dire que «Deureum» fait un tabac au Pavillon Orange et, à la pause, quand je suis allée le voir, il m'a dit de maintenir le surnom de «Deureum», parce qu'il regorge de punch (...) Par la suite, j'ai quitté Diapo Fm pour Afia Fm où j'animais l'émission «La voix des fans» avec feu Jules Ndao, paix à son âme, et Soda Patra. Quand j'ai arrêté à Afia Fm, je suis retournée dans la débrouille. Là aussi, Boub's m'a beaucoup aidée. A chaque fois qu'un marché d'animation avec les camions sonorisés se présentait, il faisait appel à moi et non seulement il me payait gracieusement, mais aussi il m'offrait de l'argent.

Comment êtes-vous entrée dans l'animation ?

Depuis 1992, je suis dans l'art. J'ai fait du théâtre, de la danse, du chant. J'ai démarré avec la troupe de Demby Fall, Asc Jant bi.

Pourquoi avez-vous choisi l'art comme métier ?

J'étais tellement timide que quand je me rendais à une cérémonie où il y a beaucoup de monde, à mon retour, je tombais malade. Un jour, mon professeur de Musique, Ndéné Faye, m'a conseillée de faire du théâtre pour vaincre ma timidité. Mais, une fois dans le milieu, le théâtre est devenu ma passion. Il m'arrivait de sécher les cours pour me rendre aux répétitions. Parfois, il m'arrivait de me bagarrer en classe pour qu'on me renvoie, rien que pour ne pas rater mes répétitions. Mais, j'étais très douée pour les études. J'étais toujours parmi les 10 premiers de ma classe. Mais ma passion a fini par triompher et j'ai abandonné mes études. Ma mère a tout fait avant que mon père la convainque de me laisser poursuivre ma carrière d'artiste. Demby Fall nous a encadrés pendant plusieurs années, puis il nous a amenés à Daray Kocc. Mais, quelque temps après, je me suis mariée et mon époux ne voulait pas que je fasse du théâtre. Il a préféré l'animation. Il était compréhensible, il me laissait voyager partout pour faire de l'animation, mais ne voulais pas du théâtre.



Pourquoi ?

Il disait que les comédiens sénégalais ne sont pas considérés. Qu'on ne les payait pas à leur juste valeur. Pour lui, le théâtre est un métier qui ne nourrit pas son homme. On est connu, mais on ne gagne rien. Donc, pour lui, ça ne valait pas la peine que j'y perde mon temps. Mon principal défaut est que je suis très têtue. Cela a fait que, malgré la réticence de mon mari, j'ai quand même repris ma carrière.

Comment avez-vous atterri à la Télé futurs médias ?

J'ai toujours suivi la Tfm, depuis qu'elle a vu le jour. Quand le tournage du sketch «Mayacine ak Dial» a été arrêté, étant donné que je suis mère de deux garçons orphelins de père, je me suis lancée dans le commerce. J'ai fait dans du tout. J'ai ouvert une gargote à Diamalay où je vendais du poisson braisé et des sandwichs, en plus d'un travail à Sen Tv. «Yama ditakhe» de «Appartement 221», le «Talkshow» de Pape Cheikh Diallo, c'était moi. J'allais enregistrer mes émissions et après, je retournais tranquillement à ma gargote. Un jour, pendant que j'écaillais du poisson, Boubacar Diallo m'a appellée pour me dire de venir répondre à Ndiaga Ndour. C'est ainsi que je suis entrée à la Tfm.

Etes-vous prête à vous remarier ?

J'attends un homme sincère. C'est ce que je cherche. Toute femme aspire à cela. Je sais aussi gérer une maison, je maîtrise tout dans le ménage, je suis une femme complète avec ses astuces. Je n'ai pas de préférence en matière d'homme, seulement j'ai eu beaucoup de déceptions. Car certains hommes croient que les divorcées ou les veuves sont des femmes faciles. Moi, je n'ai pas le temps de jouer, je m'occupe de ma carrière et je vais tout faire pour réussir. Actuellement, je suis mariée au micro et je m'occupe de ma famille, car je suis l'aînée.

Quel est votre plus grand rêve ?

Mon plus grand et unique rêve est d'amener ma mère à La Mecque, la couvrir, elle et mon père, d'honneurs.

Votre rêve le plus fou concernant votre métier ?

Je veux réussir, sans aucun obstacle, et faire partie des meilleurs dans mon domaine, être au top. Je profite de cette interview pour tirer mon chapeau à Amina Poté, Ndèye Ndack, Siddate et mention spéciale à Boubacar Diallo (Dj Boub's) et l'ensemble de l'équipe de Tfm. Ils ne m'ont pas sous-estimée. Ils m'ont montré le chemin et je n'ai fait que suivre leurs pas.

Rewmi

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