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Familles sinistrées de la Commune I : QUOTIDIEN STABILISE, AVENIR EN POINTILLE

Les familles de la Commune I de Bamako victimes des inondations du 28 août dernier sont toujours hébergées dans 3 écoles de la commune. Les représentations diplomatiques, les églises évangélique, protestante et catholique du Mali, l’ONG Islamic relief, l’Organisation des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que d’autres associations de défense de droit de l’Homme et humanitaires, comme Save the Children par exemple, des institutions, partis politiques, associations et particuliers se sont mobilisés pour soutenir ces personnes en détresse par des dons en nature ou en espèces.

Pas plus tard qu'hier, l’Eglise évangélique et protestante du Mali a offert aux familles hébergées au groupe scolaire « Bahaben Santara » de Korofina-Nord, 8 tonnes de céréales et 13 balles d’effets d'habillement. La gestion des vivres et du matériel a été confiée à la Protection civile appuyée en cela par un comité de gestion interne du site.

Ce comité dirigé par Gaoussou Diarra a immédiatement entrepris d'évaluer la situation des sinistrés. Les représentants de la mairie, de la direction nationale développement social ainsi que les agents de la Protection civile se sont occupés du déchargement des vivres et de leur répartition entre les sinistrés. Une équipe médicale composée d’une sage-femme, d’une pédiatre et d’une infirmière veille au quotidien sur l’état de santé des familles.

Les 3 agents de santé font chaque matin la ronde pour identifier et recenser les personnes malades. Les maladies bénignes sont soignées sur places. Les cas les plus graves sont référés au centre de santé de référence de Korofina Nord, non loin  du site d’hébergement.

Des associations nationales et internationales humanitaires, comme celle du Maître suprême « Ching-Hai » et des églises évangéliques protestantes, font aussi de leur mieux pour identifier et apporter des vivres aux familles installées dans les 3 sites d’hébergement de la Commune I : les écoles Bahaben Santara de Korofina Nord, Banconi Zékenèkorobougou et Banconi Plateau. Sur ses sites sont installées 551 familles.

Dans chacune des écoles que notre équipe a visitées, les familles sinistrées ont, au début, déploré la façon de procéder dans les opérations de distribution des dons. Fort heureusement, les dysfonctionnements ont été vite corrigés par l'installation d'un comité des gestion interne et l'implication de la Protection civile. Mama Sanou, une sinistrée du site « Bahaben Santara », s'en félicite aujourd'hui. L'implication de la Protection civile a permis, de son point de vue, une distribution juste des dons. Comme  toutes les familles sinistrées de « Banconi Zékenèbougou et Plateau, la sienne a reçu 1 sac de riz, du mil et du maïs.

Toutefois, on déplore partout l’insuffisance de couchettes et de couvertures, les nuées de moustiques, la cherté des prix de condiments et l’état défectueux des salles de classe.

« Au début de l’opération, la gestion des dons était très difficile, a reconnu le chef de poste du site de Banconi Zékenèkorobougou, le lieutenant Abdoulaye Dougnon de la Protection civile. Mais depuis que nous nous sommes occupés de la liste des personnes devant bénéficier l’assistance humanitaire, les choses se sont beaucoup améliorées, assure l'officier.

Son collègue de « Bahaben Santara », le sous-lieutenant, Maciré Traoré, signale que des donateurs, des diplomates viennent tous les jours  sur le site pour recenser les besoins humanitaires et sanitaires des sinistrés et tenir des réunions d’urgence avec les autorités communales et les responsables du comité de crise et de gestion interne des dons pour déterminer le volume et la nature de l'assistance à fournir.

Maciré Traoré regrette, lui, que son équipe soit confrontée à des difficultés comme repérer des gens qui se font passer pour des sinistrés.

Les opérations de distribution, d'assistance médicale ou encore l'identification des imposteurs sont supervisées par le 5è adjoint du maire de la Commune I et président du comité de crise de la commune, Apha Zancoura Doumbia. Avec la rentrée scolaire qui se profile, Apha Zancoura Doumbia annonce qu’avec l’appui du nouveau gouvernement, des dispositions  seront prises pour reloger les familles dans des tentes installées sur les terrains de football de Djélibougou, de Boukassoumbougou et de Doumanzana. Un pis-aller.

S. Y. WAGUE

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