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32è Session ordinaire du CIP/UEMOA : 10 jours de réflexion autour de l'intégration ouest-africaine

Le Comité interparlementaire de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (CIP/UEMOA) est en session ordinaire - la 32è du genre - à Ouagadougou ; et ce, jusqu'au 18 septembre prochain. La cérémonie d'ouverture de cette session est intervenue le 9 septembre 2013, sous la présidence de Mélégué Traoré, vice-président du CIP.

En rappel, le Comité interparlementaire (CIP) a été créé en 1994 et installé en 1998 en tant qu'organe consultatif au sein des structures de l'UEMOA. Et en 2003, à la faveur d'un traité signé à Dakar par les chefs d'Etat de l'Union, sa transformation en parlement avec pouvoirs de décision - dont celui de renverser la commission et son président, de contrôler toutes les politiques sectorielles - a été consacrée.

Mais sa mise en place effective attend encore le dépôt par la Côte-d'Ivoire, du dernier instrument de ratification dudit traité auprès du gouvernement sénégalais qui en est le dépositaire. Avec son opérationnalité, l'adoption du budget de l'ensemble des structures de l'UEMOA lui sera confiée. Aussi, l'adhésion « de nouveaux pays à l'Union ne sera plus possible » sans son accord, à en croire Mélégué Traoré.

Dans le cadre des travaux de cette 32è session du CIP - la cinquième à être accueillie par le Burkina - il s'agira de réfléchir autour de l'idée fondamentale selon laquelle « la mutualisation des efforts et des moyens de nos Etats s'impose pour relever les défis sécuritaires et de développement auxquels notre espace communautaire est confronté », dans une perspective d'accélération du processus d'installation effective « sans secousses ni surprises majeures » du parlement de l'UEMOA. Au regard de cette dynamique, l'Assemblée nationale du Burkina Faso a, par la voix de son 1er Vice-président, Naboho Kanidoua, exprimé « son vif soutien à la mutation en cours du CIP en institution parlementaire de l'Union ».

Ladite session va également se pencher sur le budget 2014 en le considérant comme étant celui du futur parlement. Elle va aussi examiner les rapports des missions d'observation d'élection au Mali et au Togo, et préparer l'envoi d'une mission pareille en Guinée-Bissau. C'est donc une session de passage au peigne fin de tous les grands chantiers de l'Union.

En attendant, en convient le vice-président du CIP, « l'intégration n'avance pas au rythme que nous souhaitons ». Elle n'est pas encore assez visible à la base. Et pour qu'il en soit ainsi, confie M. Traoré, « il revient aux parlements de la CEDEAO et de l'UEMOA de faire en sorte que l'effectivité de l'intégration soit visible au niveau des populations ». Et cela s'impose ; car, et comme le note Mélégué Traoré, « l'ère de la marche des Etats en solitaire est révolue et bien révolue ».

Fulbert Paré

Lefaso.net

Le Faso

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