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Aides tous azimuts pour les travailleurs du préemploi

A défaut d'un statut et d'un salaire décent, les travailleurs du préemploi et du filet social obtiennent des aides multiformes de l'Etat. Ainsi, ces centaines de milliers de travailleurs, qui militent depuis des années pour leur permanisation, auront droit au logement de type social, à des aides financières pour mariage, circoncision, maladie et décès. Une instruction du ministère de l'Intérieur adressée aux walis, diffusée par le quotidien arabophone Ennahar, ordonne en effet l'application de ces mesures sans délai. Les walis auront donc à inscrire dans la liste des prioritaires ces salariés maintenus depuis de longues années dans des emplois précaires, sans statut ni évolution professionnelle. Autrement dit, le gouvernement, qui fait preuve en cette rentrée sociale d'une «générosité» excessive en distribuant à tout-va des subventions et des aides financières, veut calmer cette catégorie de travailleurs victimes d'une politique étatique de l'emploi qui n'obéit à aucune logique économique ni de productivité. L'instruction du ministre de l'Intérieur illustre, si besoin est, le populisme ambiant, où l'on donne de l'argent au lieu d'un travail stable et durable. Il est clair que ceux qui, malgré eux, se trouvent coincés dans le préemploi qui s'éternise sont dans le besoin, puisque leurs salaires ne dépassent pas les 15 000 DA. Des mensualités inférieures au salaire national minimum garanti fixé par l'Etat à 18 000 DA. Si déjà, le SNMG est jugé trop bas pour subvenir aux besoins élémentaires d'une famille, les semblants de salaires versés à ces bataillons de jeunes injectés dans les circuits du préemploi et du filet social ne suffisent même à faire manger et vêtir les salariés eux-mêmes. Mais au lieu d'apporter une solution durable à ce sérieux problème, le gouvernement préfère le différer en puisant dans le Trésor public, saigné à blanc par ces nombreuses dépenses engagées ces dernières années. Pourquoi refuse-t-on à ces travailleurs du préemploi un statut qui leur permettrait d'accéder à un salaire décent pour débourser ensuite des milliards de dinars afin de les aider à faire face au coût de la vie ? Cela tout en sachant que les aides de l'Etat ne peuvent être continuelles en raison des ressources financières limitées dont dispose le pays. Le ministre des Finances, Karim Djoudi, et le gouverneur de la banque centrale, Mohamed Laksaci, avaient déjà averti quant aux dépenses effrénées du gouvernement qui risquent de porter un coup dur à l'équilibre macroéconomique du pays. Mais ces «alertes» lancées par les responsables de la finance nationale ne semblent pas influer sur l'orientation politique du gouvernement, qui s'enfonce dans un populisme périlleux pour le pays.  

El Watan

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