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Opportunité. Alors que la crise du logement continue de prendre l'allure d'un problème insoluble en Algérie, la CNEP-Banque vient d'ouvrir une petite brèche d'espoir en actualisant sa formule de crédit location-habitation, lancée il y a déjà quatre ans sans susciter d'engouement. La banque publique vient de mettre en place de nouvelles facilitations en matière d'octroi du crédit location-habitation qui permet le paiement du loyer annuel à l'avance. La durée de crédit est revue à la hausse, allongée à 24 mois au lieu de 18. Son montant, qui était jusque-là plafonné à 300 000 DA, passe à un million de dinars. Le taux d'intérêt est, lui, revu à la baisse, passant de 7,5% à 7%. Autant de mesures censées faciliter le paiement anticipé du loyer dans le cadre d'un contrat de bail d'un bien immobilier à usage d'habitation. «Ces mesures ont été prises pour s'adapter aux réalités du marché, aux besoins des ménages afin de faciliter l'accès au logement», explique Mourad Aït Ouarab, chargé de la communication de la banque publique. Plus de quatre années après le lancement de cette formule, 2000 contrats auraient été établis dans ce cadre en 2012, un chiffre dérisoire mais qui «serait en constante augmentation», selon le représentant de la CNEP. Ce produit, qui s'adresse aux personnes âgées de moins de 40 ans, disposant d'un revenu régulier, dont les mensualités de remboursement ne doivent pas dépasser 40% du revenu mensuel du postulant, a justement du mal à attirer les demandeurs de logement, pourtant très nombreux. L'anarchie qui caractérise le marché de la location (prix prohibitifs, non-déclaration fiscale, etc.) en Algérie en est peut-être le premier frein, cette pratique étant soumise à une procédure rigoureuse qui contrecarre les us en vigueur sur le terrain. Mais la CNEP-Banque semble vouloir encore miser sur cette formule. Il reste à savoir quelle opportunité représentent réellement ces facilitations pour les ménages algériens. De l'avis de Abdelhakim Aouidat, président de la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), «c'est justement une bonne opportunité». Mais encore faut-il que «les procédures administratives ne soient pas rébarbatives et lentes». Cette formule est, pour lui, une solution concrète à la problématique de l'accès au logement, mais un problème de communication subsiste. «Les gens ne sont pas informés et plusieurs détails méritent éclaircissement, notamment concernant le taux d'intérêt, pour pouvoir atteindre l'engouement souhaité», commente-t-il. Preuve du peu d'engouement qu'elle suscite, «quatre années après son lancement, je n'ai personnellement, au sein de mon agence, traité aucune demande liée à cette formule», précise Abdelhakim Aouidat.

El Watan

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