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Les syndicats et les parents d’élèves insatisfaits

Après les réformes que l'ancien ministre de l'Education, Boubekeur Benbouzid, décrivait, lui-même, comme «révolutionnaires», l'actuel responsable du secteur se contente de faire quelques ajustements liés à la réorganisation de l'horaire hebdomadaire et à l'allégement du poids du cartable. Les syndicats et les associations de parents d'élèves, qui en attendaient davantage, semblent rester sur leur faim.   Meziane Mériane, secrétaire général du Syndicat national des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) estime que la réussite de la réforme du système éducatif ne se limite pas à l'allégement du poids du cartable. «Il est essentiel d'adapter le volume horaire à la charge du programme scolaire», précise-t-il. Le problème réside, d'après Meziane Mériane, dans le fait, selon lui, que les responsables de l'Education ont tendance à vouloir placer la barre très haut sans y mettre les moyens nécessaires. «Il est bien beau de dire que l'école prendra en charge plus de 8 millions d'élèves, mais est-ce qu'on en a les moyens », s'interroge-t-il. Et d'ajouter : «Le premier constat qui s'impose, c'est que les infrastructures ne répondent pas aux besoins des élèves ni à ceux des enseignants. Cela se répercute sur le rendement des élèves.» Le chef du Snapest rappelle que les propositions faites lors des assises de l'éducation nationale semblent rester lettre morte. Le premier responsable du Conseil des lycées d'Algérie (CLA), Idir Achour, considère que les responsables de l'éducation ne font que des discours et quelques replâtrages. «Ce n'est pas d'une réforme que le système éducatif a besoin mais d'une refonte», clame-t-il. Il décrit une situation catastrophique de l'école en Algérie : 70% des établissements scolaires ne répondent pas, d'après lui, aux normes. A l'en croire, l'école est devenue une corvée aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. «Cela fait au moins dix ans qu'on parle de la surcharge des programmes scolaires, mais rien n'a été fait», a-t-il affirmé, estimant qu'il n'y a pas de volonté politique pour régler les problèmes dont souffre l'école. «Ils veulent maintenir le ''pourrissement'' afin de permettre la privatisation», prédit Idir Achour. Ahmed Khaled, président de l'association nationale des parents d'élèves, estime que les mesures en matière de l'allégement du volume horaire et l'allégement du poids du cartable ne sont pas satisfaisantes. «Nous avons proposé au ministère de réduire le nombre de livres scolaires que l'élève n'utilise pas en classe et de diviser le livre de lecture en trois tomes. Les cahiers de  388 pages ne sont pas utiles», propose-t-il, en soulignant la nécessité d'approfondir la réforme sur des bases solides. Les problèmes à traiter en priorité concernent, d'après lui, le transport des élèves, la surcharge des classes et la méthodologie appliquée dans l'enseignement. Il est à rappeler, que parmi les dispositions prises par le ministère de l'Education, figure notamment la réorganisation des horaires, l'allègement du poids du cartable pour les élèves du primaire, l'introduction de travaux dirigés dans l'enseignement moyen, l'introduction de la langue italienne dans l'enseignement secondaire et un dispositif pour la promotion de la lecture et de la guidance en milieu scolaire.

El Watan

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