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Les Etats-Unis sont

Les Etats-Unis se sont opposés lundi 9 septembre à des propositions par la Russie d’une analyse de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur les risques associés à de possibles frappes militaires contre des cibles syriennes.
« Notre opinion est que les demandes d’analyses globales des risques d’hypothétiques scénarios dépassent l’autorité statutaire de l’AIEA », a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’AIEA Joseph Macmanus lors d’une réunion de son conseil des gouverneurs.

L’agence nucléaire de l’ONU a reçu une lettre de Russie, demandant une enquête sur les risques d’une possible frappe militaire des Etats-Unis contre la Syrie.

M. Macmanus a fait remarquer que l’agence n’a jamais mené ce type d’analyses, dont il pense qu’elles dépassent le mandat de l’AIEA et auraient des conséquences négatives à long terme.

« Nous sommes en train d’y réfléchir », a indiqué le directeur général de l’AIEA Yukiya Amano aux journalistes lundi, ajoutant que l’agence onusienne chargée de la sûreté nucléaire, qui n’avait pas l’expérience de tels cas, devait avoir une large discussion.

Toute frappe sur des cibles près de la capitale syrienne qui contient de l’uranium radioactif pourrait avoir des effets catastrophiques, a prévenu la Russie la semaine passée, s’opposant aux frappes punitives que les Etats-Unis pourraient mener en réaction à un usage présumé d’armes chimiques par le gouvernement syrien le 21 août.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies attendent toujours le rapport de sa mission envoyée en Syrie pour enquêter sur l’utilisation d’armes chimiques.

Obama pousse vers une frappe militaire

Susan Rice, la conseillère pour la sécurité nationale du président américain Barack Obama, a poussé lundi à une frappe militaire contre la Syrie, précisant qu’il ne s’agirait pas d’une autre guerre telle qu’en Irak ou Afghanistan et exposant les grandes lignes du plan de règlement politique post-frappe des Etats-Unis pour la résolution du conflit sous-jacent dans le pays.

Lors de son discours à la Fondation Nouvelle Amérique, un groupe de réflexion de Washington, Mme Rice a réitéré l’accusation à l’encontre du gouvernement du président syrien Bachar al-Assad d’usage d’armes chimiques, indiquant que « l’usage s’intensifiant d’armes chimiques menaçait la sécurité nationale des Etats-Unis » et de leurs alliés.

Selon Mme Rice, l’échec à répondre de la part des Etats-Unis augmente le risque de violence et d’instabilité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, de même que les interrogations à travers le monde quant à savoir « si les Etats-Unis sont vraiment préparés à faire l’usage de toute l’étendue de leur pouvoir pour défendre nos intérêts nationaux ».

Abordant les préoccupations du public aux Etats-Unis concernant une intervention militaire, Mme Rice a indiqué que les actions proposées par M. Obama seraient « des frappes limitées pour dissuader le régime syrien d’utiliser des armes chimiques et de détruire ses capacités à le refaire ».

« Il ne s’agira pas des Etats-Unis lançant une nouvelle guerre. Comme le président l’a dit, à plusieurs reprises, cela ne sera pas l’Irak ni l’Afghanistan », a souligné Mme Rice, faisant remarquer que les Etats-Unis avaient activement cherché à obtenir un soutien international pour cette action.

« Notre objectif global est de mettre fin au conflit sous-jacent à travers une transition politique négociée dans laquelle M. Assad quitte le pouvoir », a-t-elle informé. « Le meilleur moyen d’y parvenir est de maintenir le pays et ses institutions intactes, mais toutes les parties doivent avoir la volonté de négocier. »

Les Etats-Unis soutiennent la création d’une autorité représentative transitoire qui organise des élections, et ont l’intention de « renouveler l’impulsion pour un processus de Genève sponsorisé par l’ONU subséquent à toute frappe limitée », a indiqué Mme Rice.

Moscou appelle à placer les armes chimiques sous contrôle international 

Moscou appelle la Syrie à accepter de placer ses armes chimiques sous contrôle international si cette mesure permet d’éviter une frappe militaire américaine, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« Si l’établissement d’un contrôle international sur les armes chimiques dans ce pays permet d’éviter des frappes, nous entrerons immédiatement en contact avec Damas », a déclaré M. Lavrov.

« Nous appelons les dirigeants syriens non seulement à accepter de placer leurs entrepôts d’armes chimiques sous contrôle international, mais aussi à les détruire et à adhérer intégralement à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques », a indiqué le ministre.

Selon lui, la Russie a déjà transmis cette proposition au ministre syrien des Affaires étrangères en visite à Moscou.

« Nous espérons une réponse rapide et positive », a conclu le chef de la diplomatie russe.

Avec Agences

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