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Seulement 16% des américains soutiennent une frappe militaire contre la Syrie

L’hostilité des Américains à une frappe militaire en Syrie grandit malgré les efforts déployés par le président Mohamed Barack Obama pour tenter d’obtenir l’approbation du Congrès pour des frappes contre le régime de Bachar el-Assad, montre lundi 9 septembre un sondage effectué par Ipsos/Reuters.
D’après cette étude menée du 5 au 9 septembre courant , 63% des Américains sont contre une intervention des Etats-Unis en Syrie. Ils étaient 53% dans un précédent sondage effectué fin août, une semaine après l’attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas que l’administration américaine impute sans preuve réelle au gouvernement syrien.
Parallèlement, le soutien des Américains à une intervention militaire contre le régime de Bachar al Assad est passé de 20% à 16%.
Même si on leur prouvait que les forces de Bachar al Assad ont utilisé des armes chimiques contre leur propre peuple, seuls 26% des Américains prôneraient une action de leur pays, contre 52% qui y seraient hostiles, en hausse par rapport aux 44% de fin août.
Ce sondage a été mené auprès de 1.450 Américains. Sa marge d’erreur est de 2,9 points.

Jusque là Obama a échoué

Le projet de frappes militaires visant à « punir » le régime du président syrien Bachar el-Assad, soumis par le président américain Barack Obama au Congrès, a échoué jusqu'à présent à obtenir une majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, rapporte lundi le journal parlementaire Hill.
Au Sénat, où 51 voix sont requises pour adopter une résolution, seuls 26 élus sont prêts à soutenir l'initiative du président, 19 sénateurs y sont opposés et les autres restent indécis. A la Chambre des représentants, 31 députés seulement sont favorables aux frappes contre Damas, tandis que 142 élus y sont opposés. Une résolution ne peut être adoptée que si elle est soutenue par 218 voix. Les parlementaires se demandent si l'opération armée est vraiment dans l'intérêt de la sécurité nationale américaine.
Le président Obama a demandé l'approbation du Congrès pour des frapper la Syrie. La Maison Blanche ne ménage pas ses efforts pour arracher l'aval du Capitole, mais la majorité politique dont le chef de l'Etat a besoin tarde à se matérialiser. Après près de 12 ans de guerre en Afghanistan et la douloureuse expérience de la guerre d'Irak, les Américains se méfient des conflits, surtout en Syrie, où ils ne décèlent pas de menace imminente pour les Etats-Unis.
Cette semaine, le chef de l'Etat se lance personnellement dans une campagne de lobbying pour obtenir l'appui des élus, mais aussi et surtout afin de gagner le soutien de l'opinion publique qui reste largement opposée à toute intervention en Syrie. A ces fins, M.Obama entamera entre autres un marathon d'interviews à la télévision.

Tunisie Focus

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