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Khalifa Sow

Le CIO a décidé, dimanche dernier, de réintégrer la lutte dans le programme olympique, aux Jeux de 2020, attribués la veille à Tokyo, et à ceux de 2024. Le retour de ce sport ancestral suscite de l'espoir au Sénégal qui a un grand nombre de pratiquants. Selon Khalifa Sow, arbitre de lutte, le Sénégal pourrait gagner à travers cette discipline, s'il y a un investissement à long terme.

«Aux millions de lutteurs, supporteurs et amateurs à travers le monde qui se sont rassemblés pour sauver la lutte olympique, je veux dire un très grand merci», a déclaré Nenad Lalovic, le président de la Fédération internationale de lutte (FILA) sur le site de Rfi. C'est la satisfaction également au Sénégal qui a plus de 3000 licenciés dans cette discipline. Acteur de la promotion de la lutte sénégalaise, Khalifa Sow par ailleurs, arbitre, pense déjà à la place du Sénégal dans le gotha de cette discipline à l'international. «La lutte est un sport roi au Sénégal. Tout le monde la pratique. C'est donc une aubaine pour notre pays de faire valoir ses compétences dans ces grandes compétitions», s'est-il réjoui.

Au regard de ce qu'a montré Isabelle Sambou lors des Jeux Olympiques de Londres, l'arbitre de lutte est confiant quant à un exploit du Sénégal dans ces grands événements. Comme argument, Khalifa Sow se focalise sur le potentiel de nos lutteurs pour décrire les chances du Sénégal. Cependant, il y a un minimum à assurer, a-t-il fait remarquer. «Il va falloir faire la promotion de cette forme de discipline. On n'a pas besoin de grand-chose pour s'adapter. C'est juste une continuité. Dans ces grandes compétitions, il y a deux formes de lutte : la lutte gréco-romaine et la lutte libre. Ces deux formes de lutte sont tout à fait pratiquées chez nous. Donc, on ne devrait pas avoir de problème», a-t-il précisé.
Il n'y a pas de souci à se faire quant à la conformité de la lutte sénégalaise à celle validée pour les JO, a en croire Khalifa Sow. Le succès, selon lui, viendrait d'un investissement accru, ce qui va générer des retombées dans le haut niveau. Pour cela, l'Etat doit mettre la main à la poche. «Il faut un investissement à long terme au moins de 4 ans. Et surtout revoir la politique de prise en charge. Le manque de moyen et d'infrastructure peut être la faiblesse de notre pays à ne pas s'épanouir dans ces compétitions», a-t-il martelé.

Issiaka TOURE


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