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Revue de Presse. Algérie : l’absence et le silence de Bouteflika bloquent tout

Le Conseil de la nation a décidé, hier dans la journée, d'annuler une séance programmée pour jeudi prochain, et qui devait être consacrée aux traditionnelles questions orales au gouvernement. C'était la première activité qui devait inaugurer la session d'automne du Parlement ouverte le 3 septembre dernier. Ceci, au moment où l'Assemblée populaire nationale n'a aucun texte à examiner ! Ce farniente parlementaire est à lui seul symptomatique de la paralysie qui frappe les institutions depuis des mois.

Même l'avant-projet de loi sur les nouvelles technologies de l'information que Moussa Benhamadi avait présenté, au milieu d'une grosse controverse en mai dernier, sera retiré par le gouvernement, avons-nous appris d'une source crédible.

Ceci étant, ce visage terne du Parlement n'est que l'une des conséquences de la «disparition» de Bouteflika. Le plus extraordinaire en effet, même si l'on en a peu parlé, est que dans un pays comme l'Algérie, qui s'apprête à vivre l'événement politique majeur par excellence, à savoir les présidentielles et qui a affaire à un environnement régional explosif, le Conseil des ministres ne s'est plus réuni depuis le 30 décembre 2012 !

Certes, le gouvernement tient, lui, régulièrement sa réunion hebdomadaire, systématiquement chaque mercredi, mais à la longue, cela devient une simple formalité, sans importance car c'est en Conseil des ministres que les décisions, de la plus importante à la plus insignifiante, sont prises.

Déjà fortement diminué physiquement depuis 2005, Bouteflika a dû «s'effacer» complètement depuis le 27 avril 2013 à la suite de son accident vasculaire cérébral.

Depuis son retour, le 16 juillet 2013 de France, où il était hospitalisé, l'homme qui a réussi son vieux rêve de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains n'a, effectivement, accompli qu'une seule activité politique concrète : imposer Amar Saïdani à la tête du FLN.

Pour le reste, des «actes de présence» télévisuels, en recevant Gaïd Salah, puis Sellal, puis Gaïd Salah encore, Sellal une deuxième fois et, dimanche dernier, toujours Sellal et, pour la première fois, un «simple» ministre, Mourad Medelci.

Des audiences d'un genre nouveau, tout comme les tenues vestimentaires de l'auguste hôte et qu'il ne se serait jamais permis en temps ordinaire.

Des sortes de mises en scène où le souci de l'image et, depuis quelques jours, du son, prime sur toute autre considération. Bien sûr, ce n'est pas lors d'apparitions de parade que Bouteflika prend ses décisions mais c'est tout cela ou plutôt à peu près rien que cela qui fait office de rentrée politique !

Une paralysie institutionnelle quasiment asphyxiante que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, tente d'atténuer par une hyperactivité et des descentes hebdomadaires à l'intérieur du pays, tout en obligeant ses ministres à faire de même, chacun de son côté. Situation presque cocasse, par ailleurs : il n'y a pas de rentrée politique à proprement parler pour un gouvernement qui, paradoxalement, était privé de congé cette année.

Et pour compléter le décor de cette situation inédite depuis l'indépendance, les membres du gouvernement font semblant de redoubler d'activité tout en sachant que leur sort, une écrasante majorité d'entre eux en tout cas, est définitivement scellé.

Bouteflika devrait consacrer sa prochaine «action» concrète à un vaste remaniement du gouvernement Sellal au grand bonheur de ce dernier qui n'a jamais voulu du cabinet qu'il dirige, lui qui n'a choisi ne serait-ce qu'un secrétaire d'Etat de l'actuel exécutif !

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