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Autant le dire… : Les vieux couples ne se lâchent jamais…définitivement

L'Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) adhère à la « nouvelle version du Sénat ». C'est ce qu'on peut retenir après le compte-rendu fait à la presse par le comité de mise en ½uvre et de suivi des réformes politiques et institutionnelles. En clair, l'ADF/RDA est d'accord pour la mise en place du Sénat parce que, soutient-on au parti de l'Eléphant, « nos inquiétudes et préoccupations ont été prises en compte ».

Ainsi, le parti de Maitre Gilbert Noël Ouédraogo renoue avec la majorité présidentielle à travers cette nouvelle position qui conforte Blaise Compaoré dans sa volonté et son engagement à créer un Sénat au Burkina « en vue du renforcement de la cohésion sociale et de l'approfondissement de la démocratie ».

En effet, comme dirait l'autre, le divorce ou du moins la tentative de divorce entre Blaise Compaoré et sa « seconde épouse » n'a pas duré longtemps. Les deux parties cherchant sans doute les moyens de se réconcilier ont, tout compte fait, trouvé le Sénat pour se retrouver. Il ne sera donc pas surprenant que dans les jours à venir, on voit l'Eléphant, une fois de plus la trompe en l'air. Tout heureux qu'il sera de retrouver certaines habitudes qu'il était en train de perdre. Mais en vérité, il faut apprécier la hauteur de vue de l'ADF/RDA qui a, une fois de plus, compris qu'il y a des moments dans la vie d'une nation où il faut savoir sacrifier ses propres intérêts pour préserver la paix et la cohésion sociale. Dans la même dynamique, il faut apprécier son invite à la tolérance et au dialogue dans la différence afin de permettre au Burkinabé de vivre ensemble. Car, la culture de l'intolérance, le refus d'accepter l'autre ou de le considérer comme un « vendu », parce qu'on n'a pas le même point de vue, est contraire à l'esprit démocratique et aux valeurs qui caractérisent le Burkinabé.

Quant aux autres partis politiques de l'opposition regroupés autour du chef de file, on connait déjà leur position : « non au Sénat ». Malgré l'engagement du président Compaoré à réduire le nombre de Sénateurs de 89 à 71 ; malgré les mesures prises pour la réduction du coût de fonctionnement de l'institution ; malgré l'ouverture pour permettre de prendre en compte les jeunes et même des citoyens non conseillers municipaux proposés par des partis politiques ; malgré la diminution du quota réservé au chef de l'Etat ; etc. En outre, le gouvernement, toujours pour répondre aux exigences de cette partie de l'opposition, a pris des mesures fortes pour lutter contre la vie chère par la baisse, dans les tous prochains jours, des prix des produits de grande consommation. Les salaires des travailleurs de l'Etat connaitront une revalorisation. On peut aussi comprendre cette position, car après avoir harangué les foules, enseigné que le Sénat est budgétivore et inapproprié, sans véritablement expliqué ce qu'il était, il est politiquement difficile pour le Chef de file de l'opposition et ses camarades de se dédire le lendemain. Seulement, sa marge de man½uvre se rétrécit de plus en plus au regard de l'adhésion de l'ADF/RDA au Sénat nouvelle version.

En plus, les chefs coutumiers dont la position n'était pas clairement affichée ont déclaré ouvertement leur adhésion au Sénat. Quant aux évêques, ils devraient être satisfaits comme l'ADF/RDA, car leurs préoccupations semblent aussi avoir été prises en compte. C'est dire donc, que l'opposition radicale apparait de plus en plus esseulée. Souhaitons qu'avec le dialogue entre les acteurs politiques, souhaité par Blaise Compaoré, l'opposition mette de l'eau dans son vain. Pour qu'il soit comestible.

Dabaoué Audrianne KANI

L'Express du Faso

Le Faso

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